Ancien maire de Lens et amoureux du Racing à qui il voue une énorme passion, André Delelis revient sur l’éviction de Gervais Martel de la présidence du club Sang et Or. Et l’ancien premier magistrat de la ville songe à un avenir des plus noirs…
« Evidemment, cela me rend triste mais j'étais sans illusions. Gervais Martel n'avait plus les moyens financiers nécessaires pour demeurer à sa place. Il est victime en quelque sorte de la loi de l'argent qui gouverne le monde du football depuis 20 ans. Quand j'ai démissionné de mes fonctions (en 1998), j'avais signalé à Gervais Martel que c'était aussi à cause du fait que les collectivités publiques voyaient leur rôle fortement diminuer au sein des clubs au détriment des intérêts privés. Je trouve que c'est une aberration. Plus que de l'argent en masse, il faut des compétences, une vraie sensibilité de sportif. Gervais a toujours su faire ça. Après les titres, trop de choses ont changé. Je n'étais plus aux affaires mais j'ai constaté que Gervais avait tendance à faire cavalier seul. Or, le Racing ne peut pas être l'affaire d'un seul homme. Je crains que l'on subisse le sort de Strasbourg qui se retrouve aujourd'hui en CFA. Je crois tout simplement que c'est le début de la fin. Gervais a été longtemps le porteur d'une espérance. Elle n'existe plus. La fierté des 40 000 spectateurs, qui n'existait nulle part ailleurs, va elle aussi disparaître. Je le regrette. Infiniment. »
(Source : La Voix du Nord)
mardi 03 juillet 2012 à 08h14
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