David Pollet, comment se déroulent ces premiers mois de prêt au Paris FC ?
Tout se passe bien. Les débuts ont été un peu difficiles car je suis arrivé à Paris en plein milieu de la préparation. A peine dans la Capitale, il a fallu que je parte en stage. Mais mon agent m’avait déjà trouvé un appartement avec le club ce qui m’a facilité les choses. Au niveau football, je n’ai vraiment pas à me plaindre. L’équipe tourne bien et en ce qui concerne les infrastructures, pour un club de National, c’est vraiment pas mal. J’aime bien le stade Charléty, qui est plus une enceinte de L2. Je m’y sens bien. Sur ce début de saison on espérait être dans le bon wagon, mais on a perdu des points un peu bêtement à Amiens. Néanmoins nous sommes les seuls à avoir tapé le leader.
Avez-vous une pression supplémentaire du fait que vous arrivez en provenance du RC Lens ?
Non, je n’en ai pas l’impression. Moi je suis venu ici pour m’exprimer, avoir du temps de jeu, et les gens ici me connaissent, ils savent les raisons pour lesquelles ils m’ont pris. Il n’y a pas de pression particulière sur mes épaules mais c’est à moi de prouver sur le terrain désormais.
Etes-vous toujours en contact avec le RC Lens et son entourage ?
Oui, il y a des personnes qui viennent me voir jouer et mon agent est toujours en contact avec le Racing Club de Lens. C’est un plus pour moi d’être à Paris car je ne suis pas loin de Lens. Cela me permet également de profiter de ma famille qui peut me venir me soutenir. Je ne suis pas dépaysé avec ce passage de Lens à Paris. C’est sûr en revanche que cela me change plus si je compare avec mon dernier prêt à Gueugnon…
"A chacun son parcours"
C’est votre troisième prêt, considérez-vous que c’est le moment où jamais pour convaincre le RC Lens que vous avez le niveau ?
Oui, il s’agit bien d’une saison décisive pour moi. Je n’ai plus qu’une année de contrat avec le RC Lens. Si je veux convaincre c’est cette année que je dois le faire et je vais tout faire pour. Maintenant je pense que chaque joueur a son propre parcours. J’ai été prêté à trois reprises et mentalement je pense que j’ai déjà beaucoup progressé. J’évolue en National, un championnat difficile où l’impact physique est important. Et puis cette saison il y a de bonnes équipes comme Reims ou encore Cannes. C’est intéressant.
Nolan Roux, attaquant formé à Lens comme vous, fait un beau début de saison en Ligue 2. Cela vous fait-il penser que vous avez visé trop bas et que vous auriez pu vous aussi tenter l’aventure au niveau supérieur ?
Comme je l’ai dit, chacun fait sa route. J’ai souvent Nolan au téléphone et je lui avais déjà dit qu’il avait fait le bon choix en partant à Brest. Il va y acquérir son expérience et il y fait déjà de bons matches. Je suis content pour lui. Moi je suis allé en National plutôt qu’en Ligue 2. C’est mon choix. Je suis dans une compétition que je connais mieux, n’ayant que peu joué en L2 avec Reims et je sais qu’ici je vais avoir du temps de jeu. J’enchaîne les matches et la réussite est au rendez-vous puisque j’ai marqué trois fois. Mais je ne me fixe pas d’objectif de buts. Le seul objectif, c’est la montée en Ligue 2.
Propos recueillis par Christophe Schaad