dimanche 24 juin 2012 à 11h30
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Alors qu’il a signé 2 ans à Laval, le milieu offensif algérien revient sur son transfert et son départ du RC Lens. Objectif, c’est de manière posée et avec une pointe de regrets qu’il s’est exprimé pour Lensois.com.
Lensois.com : Bilal Hamdi, pourquoi avez-vous quitté le RC Lens ?
J’ai résilié mon contrat à l’amiable car je n’entrais pas dans les plans. Or, je ne souhaitais pas vivre une nouvelle saison galère comme l’an passé. Quand Laval s’est montré intéressé, tout le monde est rapidement tombé d’accord. Dans l’affaire, le Racing conserve 50% des droits sur une éventuelle revente et en ce qui me concerne, j’ai 2 ans pour faire mes preuves en Mayenne où j’espère jouer le plus possible en Ligue 2.
Pourquoi avoir opté pour Laval ?
D’autres formations m’ont contacté. Certaines en Ligue 2 mais également des écuries de Ligue 1. Aussi, j’ai opté pour le choix du temps de jeu. Je ne voulais pas me trouver au sein d’un groupe pro pour ensuite aller jouer le week-end en CFA, un championnat dans lequel j’évolue depuis 3-4 et dont je pense avoir fait le tour. En plus de cela, j’ai senti là-bas une réelle volonté de s’attacher mes services. A Lens, on n’a jamais communiqué avec moi. A Laval, l’entraîneur m’a appelé, m’a reçu, m’a exprimé la confiance qu’il m’accordait… Voilà ce qui m’a plu.
« Je voulais apporter ma pierre à l’édifice. »
Partez-vous amer du RC Lens ?
Disons que je n’ai pas eu droit à la moindre minute de jeu en 2011-2012 chez les pros. Le tout sans explication. Ca me chagrine forcément mais je n’en veux à personne. La situation s’est révélée compliquée toute la saison et le club se trouvait malade. Aussi, j’aurais trouvé honnête de me convoquer en fin de saison pour m’expliquer cela. Ne pas avoir joué avec les pros reste pesant. Je n’avais pas la prétention de posséder un statut de titulaire. Loin de là ! Qui serai-je pour prétendre à cela alors que je suis jeune et que je n’ai rien prouvé. Mais je suis persuadé qu’il m’était possible de grappiller quelques minutes par-ci par-là. Je voulais apporter ma pierre à l’édifice.
Quel souvenir conserverez-vous de vos années lensoises ?
Je ne peux pas partir sur un bon souvenir car je reste frustré de ne pas avoir eu ma chance. Et je ne suis pas une exception. Regardez la génération avec laquelle nous avons remporté le titre de champion de France des U18 en 2009 et vous comprendrez… Mais encore une fois, il existait un contexte difficile, c’était la merde et je comprends les doutes du coach. Reste que toute cette dernière saison, j’ai pris du plaisir avec l’équipe réserve en CFA. Je me suis éclaté et je ne suis pas persuadé que cela aurait pu être le cas au sein du groupe pro.
« Eric Assadourian et Eric Sikora m’ont marqué ! »
Comment expliquez-vous ce peu de confiance attribuée aux jeunes du centre de formation ?
Il y a beaucoup de bons jeunes à la Gaillette. A chaque fois, les gens que je croise se posent des questions. Pourquoi untel n’a pas percé ou eu sa chance… Chacun s’interroge à ce propos. J’avoue que la marche à franchir entre les équipes de jeunes et le monde pro s’avère difficile à franchir mais sincèrement, à Lens, les jeunes se trouvent au top niveau. Tous les observateurs extérieurs le reconnaissent. Et ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’en sortant du centre de formation de Lens, on peut trouver un club facilement. Mais, en ce qui me concerne, je n’en veux à personne.
Quels seront vos derniers mots au sujet du RC Lens ?
Je retiens mes potes de la formation : Adama Diakité, Serge Aurier, Anthony Rogie, William Rémy… Je salue également mes divers entraîneurs. Eric Assadourian et Eric Sikora m’ont marqué ! Enfin, je remercie le président Gervais Martel. Si j’ai signé à Laval, c’est grâce à lui. Il s’est montré très compréhensif de mon état d’esprit et de mon envie de voir plus haut. Là-dessus, je n’ai vraiment rien à dire et je n’ai pas assez de mot pour qualifier ce geste. Il m’a compris et a senti que je devais partir.

