dimanche 01 juillet 2012 à 09h39
Réaction(s)
Le délai du 30 juin passé, le Crédit Agricole délivrera lundi après un conseil de surveillance sa décision quant à l’avenir du RC Lens et de Gervais Martel à sa tête. En attendant, c’est toute une région qui patiente et s’interroge.
Samedi après-midi, 16h, le stade municipal d’Houplines ouvre ses portes. Au compte goutte, les spectateurs et supporters lensois pénètrent dans l’enceinte. Mais plus que l’envie de découvrir les nouveaux joueurs de l’effectif et d’apprécier la première sortie de la formation coachée par Jean-Louis Garcia, une seule question hante les esprits : comment va se terminer le bras de fer entre Gervais Martel et le Crédit Agricole Nord de France ? A 2 jours du dénouement, la tension est palpable et chacun y va de son propre scénario.
David Pollet : « L’ambiance reste forcément un peu pesante. »
Au sein du club, les inquiétudes demeurent. Il faut dire que nombre de salariés craignent pour leur place face au plan économique drastique envisagé par le Crédit Agricole. Les joueurs cherchent eux également la moindre information. Arrivés en tenues civiles, ils questionnent directement les journalistes sur les dernières informations, les grandes tendances… « L’ambiance reste forcément un peu pesante. Nous nous trouvons dans l’attente en sachant que nous sommes tributaires de ce qui se passe. Nous verrons bien lundi, » résume David Pollet.
La tension monte à l’approche du verdict
« On a toujours envie de savoir rapidement. Si cela prend du temps, c’est peut-être que les gens essayent de donner le meilleur et de trouver la solution idoine, s’imagine le milieu Pierre Ducasse. En attendant, nous, sportifs, faisons le dos rond. En parler ne sert à rien. Chacun bosse. Pour le reste, il faut savoir accepter que le club traverse une passe difficile. » Gervais Martel n’a pour sa part rien laissé transparaître lors d’un passage éclair en seconde période. Décontracté, il a répondu aux sollicitations des supporters qui n’ont pas manqué de lui témoigner leur soutien.
Jean-Louis Garcia : « On essaie de faire abstraction du contexte. Mais chacun a forcément hâte de savoir véritablement. »
Pas évident dans ces circonstances de se focaliser sur l’aspect sportif et ce match insipide perdu 2-1 contre les amateurs d’Armentières. « On essaie de faire abstraction du contexte en nous plaçant dans une bulle, explique l’entraîneur Jean-Louis Garcia. L’équipe se situe en amont de la reprise du championnat et doit se concentrer sur le travail foncier. Evidemment, il s’agit d’une situation peu idéale mais jusqu’à présent, nous sommes parvenus à nous éloigner de cette ambiance. Après, selon les individus, cela peut plus ou moins perturber. En tout cas, le staff effectue son travail correctement et ressent de la qualité dans les séances. Mais chacun a forcément hâte de savoir véritablement. »

