jeudi 05 juillet 2012 à 01h24
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Après Rémy Bonne, Jérôme Le Moigne représente la 2e recrue estivale du RC Lens. Il s’est engagé pour 3 saisons, voire une supplémentaire en cas de montée en Ligue 1. L’ancien milieu et capitaine de Sedan revient sur les conditions particulières de son arrivée en Artois.
Lensois.com : Jérôme Le Moigne, on imagine votre soulagement après avoir vu votre transfert à Lens enfin concrétisé…
Ca y est, enfin ! Déjà l’an passé je souhaitais rallier ce club. Mais cela n’avait pu se réaliser car j’étais encore lié pour une saison à Sedan et un transfert nécessitait une indemnité. Cet été, la donne a été facilitée par le fait que je sois me retrouvé libre. Les contacts remontent à déjà un moment mais j’ai rapidement été d'accord. Il faut dire que j’ai toujours été séduit par la ferveur qui règne autour du RC Lens. Pour un footeux, cela représente quelque chose de grand. Par conséquent, même si ma signature a traîné en longueur, je m’en ravis. J’ai désormais hâte de travailler, car je me trouve en retard dans ma préparation. Je dois trouver des sensations et des automatismes avec mes nouveaux partenaires.
Comment vit-on un tel épisode avec un nouveau club qui subit de gros changements en interne ?
Bien entendu, cela a généré du stress pour ma famille et moi-même. Il a fallu patienter et faire abstraction des évènements. Avec les incertitudes, on ne peut nier la crainte. Au final, mon contrat a été validé par le Crédit Agricole, car Gervais Martel souhaitait me recruter, m’a rencontré… J’incarnais sa priorité. Finalement, il a dû démissionner de la présidence. J’ai dû passer outre et désormais, il y a une histoire à réécrire. Mais, il s’agit d’un grand personnage du football français. Je tiens d’ailleurs à le remercier.
« J’avais donné ma parole au RC Lens »
Aviez-vous fixé une dead-line au club pour signer au plus vite ?
Sincèrement, je ne m’étais fixé aucune limite. J’avais donné ma parole au RC Lens. Je voulais défendre les couleurs de ce club. Je me suis donc focalisé sur cet objectif en sachant que je devrais attendre. Au final, je n’ai su que lundi, par l’intermédiaire de mon agent, que tout était réglé. J’ai alors pris l’avion pour arriver au plus vite. Ce fut court pour débarquer mais je me doutais que dans le timing pouvait à un moment se dérouler du jour au lendemain.
Vous avez connu Jean-Louis Garcia à Toulon, cela a-t-il facilité votre arrivée ?
Il est clairement plus aisé d’arriver dans un nouveau club quand vous connaissez déjà quelques repères. Jean-Louis Garcia m’a coaché pendant 3 saisons. Je connais ses méthodes, son mode de fonctionnement. Après, je devrais aussi m’adapter à ses consignes. Mais me concernant, je peux évoluer dans un 4-4-2 à plat ou dans un 4-3-3 en sentinelle devant la défense. Une chose est certaine, j’aime toucher le ballon et voir le jeu passer par moi. J’apprécie de pouvoir effectuer le relai entre les défenseurs et les milieux offensifs.
« Je vais tenter de faire passer les messages »
Beaucoup de jeunes devraient être intégrés à l’effectif. Dès lors, vous semblez avoir été recruté pour devenir le taulier de cette formation ?
J’endossais déjà un peu ce rôle à Sedan. Je portais le brassard et encadrais les jeunes. Cela ne veut pas dire que je gueule. Simplement, c’est savoir montrer l’exemple. Voilà aussi pourquoi j’aime évoluer dans une position assez basse sur le terrain. Ca me permet de voir le jeu de face et donc de pouvoir guider mes partenaires. Ensuite, à 29 ans, comme moi, c’est le moment de prendre des responsabilités, notamment dans ce championnat de Ligue 2 où le vécu compte beaucoup. Je vais tenter de faire passer les messages.
Il vous reste dorénavant à découvrir Bollaert avec le maillot lensois sur les épaules…
Sincèrement, j’ai hâte. J’ai déjà découvert cette enceinte en tant qu’adversaire. Mais être poussé par ce fabuleux public. Ce doit être énorme !

