dimanche 08 juillet 2012 à 14h15
Réaction(s)
Nouveau président du RC Lens, Luc Dayan semble s'attaquer à une montagne dans sa mission de rétablir la situation du club, à la fois financièrement et sportivement. Mais il a une idée de la façon dont il va s'y prendre.
En acceptant la présidence du RC Lens, Luc Dayan s’est lancé dans un sacré chantier. L’homme d’affaires, spécialisé dans la reprise de clubs en difficulté, va devoir tout revoir de fond en comble pour rendre le Racing plus « sexy » et donc plus propice à intéresser les investisseurs. Présenté mardi à la presse par le Crédit Agricole Nord de France, l’actionnaire majoritaire, l'ancien président du LOSC avait déjà une idée bien précise de la façon dont il allait procéder. « Il faut maintenant revenir au fondamentaux, mettre en place une politique de formation et avoir une transition, une continuité. On va essayer de recréer une cohérence sportive et économique, explique-t-il. On souhaite remettre en place des émotions partagées sans oublier que nous nous trouvons dans une compétition avec des aléas sportifs importants. Nous allons de ce fait recréer et adopter les méthodes que j’ai pu utiliser ailleurs pour ensuite procurer des émotions positives à tous les publics. »
« Je n'ai pas la science infuse »
Apporter du plaisir aux supporters du RC Lens ne sera pourtant pas une mince affaire quand on sait que le but, en parallèle, est de considérablement réduire les coûts. Luc Dayan a ainsi rapidement entrepris une tournée des différents secteurs du club « Je pense qu’il n’y a rien de mieux que le travail en symbiose. Je vais échanger avec toutes les équipes, montrer les chiffres financiers aux sportifs, mettre des réunions en place entre les diverses sphères du club… Il ne faudra pas non plus oublier la problématique du stade. » Il devra pour cela s’accorder la confiance d’un personnel attaché à son ancien président, Gervais Martel. Pas facile alors que l’on sait que son arrivée peut coïncider avec de futurs licenciements. « Je sais en tout cas que je n’ai pas la science infuse mais que parfois ma méthode gêne également, lâche-t-il. Néanmoins, je sais à quoi ressemble un club. Cela n’appartient à personne, il s’agit d’une entité à part même si aujourd’hui, on parle de propriétaires, d’actionnaires… Un club concerne tout le monde. Mais cela prend aussi en compte nombre d’activités et ne se limite pas au domaine sportif. On peut aussi évoquer l’aspect commercial, le service communication… »
« Revendre le plus tôt sera certainement le mieux »
Dans tout ça, il ne faudra pas perdre de vue que la bonne santé du RC Lens passera avant tout par les résultats sur le terrain de la vitrine du club, soit le groupe professionnel. Surtout que personne ne voudra du RC Lens s’il vient à devenir encore plus moribond sportivement qu’il ne l’est déjà. « Avant tout, l’équipe première reste le moteur, ou le frein, des autres activités, reconnaît Luc Dayan. Désormais, l’objectif est de retrouver l’équilibre financier le plus vite possible. On bénéficie, et c’est très rare, d’un actionnaire qui assure la pérennité. Mais ce n’est pas la vocation d’une banque de diriger un club de foot. C’est bien qu’elle réponde présent mais revendre le plus tôt serait certainement le mieux. » Si les supporters lensois ont accueilli assez froidement Luc Dayan, ce dernier n’a pas l’intention de rester longtemps. Cela signifierait pour lui la réussite du projet. Avant cela, il va falloir parvenir à redonner des couleurs à un RC Lens qui ne demande qu’à trouver un second souffle.

