mercredi 01 août 2012 à 15h17
Réaction(s)
Alors qu’il reste encore un mois au Racing pour compléter son effectif durant le mercato, le directeur sportif résume les avancées en la matière. La donne économique tient toujours le devant de la scène.
Lensois.com : Antoine Sibierski, où en est le mercato du RC Lens ?
Il y a un certain nombre de profils couchés sur une liste, mais nous ne pouvons pas bouger tant que des éléments de l’effectif actuel ne sont pas partis. Il suffit d’en voir 2 ou 3 sortir pour que nous puissions enregistrer les arrivées de Dème N’Diaye, Yoann Touzghar voire un 3e élément. Il faut respecter cette donne financière, mais c’est frustrant de devoir faire patienter des joueurs. Récemment, il y en a un qui m’intéressait et que j’ai joint par téléphone, mais il s’est engagé ailleurs. Un autre semble aussi me fuir entre les doigts à force d’attendre. Mais je comprends aussi ces joueurs en me mettant à leur place. Le championnat vient de reprendre et tous veulent être fixés par rapport à un projet. Il faut composer avec…
En manque de liquidité, le Racing ne s’intéresse-t-il qu’à des joueurs libres ?
Oui, nous ne pouvons viser que ce type de profil. Mais selon moi, cela ne représente pas un obstacle à la qualité. De plus en plus de bons joueurs, de par la conjoncture, se retrouvent sans club. On peut prendre l’exemple du latéral François Clerc qui, en fin de contrat à Lyon en juin 2011, s’est engagé en faveur de Nice les semaines suivantes. C’est la preuve que l’on peut réaliser de bonnes affaires avec des joueurs libres. D’ailleurs, face aux difficultés économiques dans le football, beaucoup ne se fixent plus comme priorité de se focaliser sur un idéal financier et se plient à la réalité du moment.
« Si nous souhaitons encore recruter, on doit faire attention économiquement »
Luc Dayan, le nouveau président, a dit qu’avant le 8 août une nouvelle vague de transferts aurait lieu. Qu’en est-il ?
Personnellement, je ne me suis pas fixé d’échéance. J’agis en fonction des informations que je peux recueillir par téléphone et de l’avancement des dossiers. Toujours est-il que je pense que 5 joueurs sont susceptibles de quitter le RC Lens. A l’inverse, si nous souhaitons encore recruter, on doit faire attention économiquement. Voilà avant tout la donne à suivre.
5 joueurs sur le départ, n’est-ce pas compliqué à gérer en attendant qu’ils trouvent un nouveau point de chute ?
Cela pourrait effectivement sembler difficile. Mais quand on montre à ces éléments nos intentions en matière de plan de jeu, de recrutement, qu’on leur explique la situation et les raisons qui nous poussent à ces décisions, tout se passe forcément mieux. Certes, entendre que l’on ne compte pas forcément sur vous peut se révéler blessant. Mais au moins, la donne est claire. Dans ces conditions, tout le monde a à y gagner. Et pour le moment, les joueurs avertis ne trichent pas à ce niveau. Je préfère ce type de relations, saines, plutôt que de vouloir faire du business ou du vice en avançant caché.

