mercredi 01 août 2012 à 16h45
Réaction(s)
Nouveau capitaine du RC Lens, Jérôme Le Moigne incarne le vent de fraîcheur qui survole le Racing. Le milieu défensif espère maintenant entretenir cette dynamique pour qu’elle se convertisse en résultats positifs sur le terrain.
Lensois.com : Jérôme Le Moigne, comment analysez-vous le match nul 2-2 du RC Lens face au Mans ?
Dans le contenu, je note des points positifs. Il faut simplement que nous apprenions à mieux gérer au regard de ce que nous avons produit en 2e mi-temps. Reste que nous avons le devoir de nous montrer irréprochables et je pense que nous l’avons été. Bien sûr, quand on mène 2-0 et que l’on se fait remonter au score, on peut toujours juger notre performance moyenne. Mais dans l’état d’esprit, nous avons répondu présents. Il faut bâtir là-dessus.
Comment expliquez-vous l’égalisation mancelle ?
Il y a eu pas mal d’impact en face avec des éléments de grandes tailles et aux forts gabarits. Ils nous ont peut-être usés sur des ballons longs. Nous savions que si l’on ne parvenait pas à l’emporter dans les airs, alors il était nécessaire de lutter sur les 2es ballons. Dans ces circonstances, il faut s’adapter très vite. Eux ont su jouer sur leurs atouts. A nous de nous montrer encore plus costauds. Mais je pense avant tout que nous avons accusé le coup en encaissant la réduction du score juste avant la pause, car jusque-là nous avions montré des choses intéressantes. Dommage que nous n’ayons pas su après le repos appliquer le discours du coach qui nous avait demandé d’aller de l’avant.
« Chacun a à gagner à s’investir »
De votre regard extérieur au dernier exercice, pensez-vous que les stigmates de l’an dernier ont pesé ?
Peut-être a-t-on pu ressentir une petite peur et l’appréhension de jouer. Mais se refaire remonter de 2 buts peut arriver à tout le monde. J’ai connu cela l’an passé avec Sedan face à Monaco. A nous d’apprendre à gérer ces situations. On sait très bien que quand une équipe réduit le score à 2-1, tout peut rapidement se compliquer. Mais globalement, avec tout ce qui s’est passé durant l’intersaison au club, je sens quoi qu’il arrive un groupe qui travaille, à l’écoute du coach… Même les joueurs avertis sur leur avenir incertain au club tirent dans le même sens. Ils sont conscients que tout le monde sera gagnant sur un plan individuel si le collectif tourne bien. Chacun a à gagner à s’investir. C’est la preuve que nous bossons dans de bonnes conditions en dépit de ce qui a pu se passer en 2011-2012.
Pensez-vous donc que la mentalité dans le vestiaire et sur le terrain évolue dans le bon sens avec un groupe qui se libère ?
Je sais que le coach recherchait pendant l’intersaison de nouveaux leaders. La mentalité et le vestiaire incarnent des paramètres importants dans la réussite. Quand une équipe monte, on sait que son vestiaire vit bien. Là, chacun reste conscient que des efforts sont à fournir sur le terrain, que des liens vont se créer… Je pense que les recrues amènent une fraîcheur qui pouvait manquer pour repartir sur de nouvelles bases. A ce titre, durant l’intersaison, les dirigeants cherchaient des qualités de footballeur, mais aussi des qualités humaines.
Est-ce à dire que l’ensemble du groupe se sent investi d’une mission de reconquête ?
L’an dernier a dû se révéler pesant. Dans ces conditions, à domicile, on doit reconquérir ce public et tisser un lien avec lui. Cela doit devenir une force pour nous. Pour y parvenir, nous devons nous montrer irréprochables.

