lundi 06 août 2012 à 15h57
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Resté sur le banc face au Mans (2-2, 1ere journée de Ligue 2), l’attaquant lensois a vécu vendredi ses débuts en pro sur la pelouse d’Avignon, contre Arles (0-0, 2e journée de Ligue 2). Un évènement qu’il nous conte.
Lensois.com : Julien Leghait, que retiendrez-vous de votre premier match en pro ?
Tout d’abord, je dois dire que je n’imaginais même pas rentrer car il ne restait que 5 minutes à jouer. Aujourd’hui, je me rends compte et je suis vraiment très content de cette apparition. J’étais déjà très satisfait de faire un banc mais participer à la rencontre représente un pas de plus. Je pense que j’ai eu l’occasion de montrer 2 ou 3 choses sur ce petit laps de temps. En tout cas, j’attendais ce moment avec impatience. Depuis que j’ai intégré le Racing je voulais évoluer en pros. En tant que Chti, réaliser ce rêve à Lens fait chaud au cœur.
Comment avez-vous appréhendé votre entrée ?
Tout d’abord, le coach m’a mis en confiance. Il m’a dit de tout donner et que si je disposais d’une opportunité, elle irait au fond. J’aurais d’ailleurs aimé marquer. Pour l’équipe mais aussi pour ces supporters qui ont traversé la France pour nous soutenir. Ils le méritaient. Malheureusement, je n’ai pas trouvé les filets adverses. Sinon, je dois aussi dire que j’ai eu une pensée pour ma famille. Ils n’ont pas eu la chance de vivre cet instant inoubliable pour moi. Ils ne pouvaient pas être présents au stade et se sont donc abonnés pour voir le match à la télé. Mais mon entrée en jeu n’a pas été diffusée… Maintenant, j’espère pouvoir de nouveau avoir ma chance pour faire mes preuves.
« Inattendu »
Qu’avez-vous fait de votre premier maillot ?
Je l’ai offert à mon petit frère, il a 15 ans. J’aurais aussi pu le donner à ma maman mais elle avait déjà récupéré mon premier maillot en équipe de France. Elle attend désormais celui de Lens où l’on verra apparaître mon nom dans le dos. Là, ce sera encore un palier supplémentaire…
Tout semble en tout cas être allé très vite pour vous…
Je dois même dire que c’est assez inattendu pour moi. J’ai d’abord été appelé pour participer au premier match de préparation face à Armentières (défaite 1-2) car l’effectif se trouvait trop restreint. Puis l’on m’a rappelé pour les entraînements. Je n’aurais jamais imaginé cela en fin de saison dernière. Alors, j’ai essayé de rendre cette confiance que le staff m’accordait en m’appliquant le plus possible sur le terrain. Et puis, avant la rencontre face au Mans, j’ai découvert mon nom dans la liste des joueurs convoqués. Tout s’est mélangé dans ma tête. J’ai pensé à ma famille et à tant de choses… Ça m’a fait plaisir.
« Chaque jour m’amène son lot d’enseignements »
Qu’avez-vous appris au contact des pros depuis le début de la préparation ?
Auprès de joueurs confirmés et expérimentés, chaque jour m’amène son lot d’enseignements. Que ce soit sur ou en dehors du terrain, je prends conseil et j’écoute. Que ce soit au niveau de la diététique, de la récupération, de la gestion de l’argent… Je sens vraiment des gens autour de moi pour m’encadrer et m’aider. J’apprécie fortement.
Contractuellement, selon nos informations, vous auriez signé un contrat stagiaire pro. Qu’en est-il ?
Oui c’est vrai, pour une durée de 2 ans. Désormais, c’est à moi de faire mes preuves. Le contrat pro, je n’y songe pas pour le moment. Je ne suis apparu que 5 minutes en Ligue 2, le chemin est donc encore long. Pour le moment, j’ai ce qu’il faut pour me permettre de vivre et d’avoir mon propre appartement. Cela me suffit amplement. Avant tout, j’aimerais déjà vivre une première apparition sur la pelouse de Bollaert. Déjà rien qu’en étant remplaçant face au Mans, j’en avais des frissons. Je n’imagine même pas ce que je pourrais ressentir si je venais à y inscrire un but…

