lundi 06 août 2012 à 20h50
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Après seulement un an en Artois, Chaouki Ben Saada rejoint Arles où il s’est engagé pour 2 ans plus une année en option en cas de montée du club sudiste en Ligue 1. Pour Lensois.com, le milieu offensif Tunisien raconte les coulisses de son transfert.
Lensois.com : Chaouki Ben Saada, comment s’est déroulé votre transfert de Lens à Arles ?
L’ACAA me désirait depuis déjà un bon moment. Personnellement, je n’avais pas en tête l’idée de quitter le RC Lens après seulement une saison. Mais au milieu de la préparation, Antoine Sibierski et le coach m’ont rencontré pour me dire qu’ils ne comptaient pas sur moi. Malgré cela, je voulais quand même persévérer pour gagner ma place. Et puis, Arles s’est montré très insistant. Sur les 3 dernières semaines, les dirigeants n’ont cessé de m’appeler tous les 2 jours pour me signifier leur envie de me recruter. Ils n’ont jamais lâché l’affaire, alors, je me suis laissé séduire. D’autant qu’ils ont proposé un deal correct en fonction de leurs moyens et, qu’avec le marché actuel totalement verrouillé, je me suis dit que l’occasion ne se présenterait peut-être plus.
Comment cela s’est-il passé avec le RC Lens ?
Les dirigeants m’ont libéré de ma dernière année de contrat et m’ont même donné un petit plus pour que je parte. Cela facilitait mon départ et ils savaient en plus que j’allais gagner un peu moins à Arles. Ils voulaient se débarrasser de moi. Je pense que c’est pour cela qu’ils ont voulu me faire peur en me disant que je ne jouerai pas et que je n’entrais pas dans leurs plans pour la saison à venir. Ils savaient que si je restais, ils ne pourraient pas recruter.
« Comment ne pas penser à cette super ambiance de Bollaert »
Comment avez-vous vécu cette situation ?
Quand on vous annonce en milieu de préparation que vous n’aurez pas votre chance, c’est délicat. Cela paraît même bizarre. Mais je me suis toujours montré exemplaire et irréprochable dans mon comportement. Que ce soit pendant les matches ou aux entraînements. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai pu enchaîner les rencontres amicales. Mais sur un plan humain, c’est toujours un peu embêtant de se retrouver dans ce genre de situation. On dira simplement que c’est la loi du foot à l’heure actuelle…
Que retenez-vous de votre passage au RC Lens ?
Je m’y suis fait beaucoup d’amis. Ça ne s’oublie pas. Il y avait une bonne entente entre nous dans le vestiaire. Et puis, comment ne pas penser à cette super ambiance de Bollaert… Reste que je regrette la manière dont cela s’est passé sportivement l’an dernier ainsi que la fin de cette aventure qui se clôt de façon très spéciale. Mais c’est partout pareil, ça reste du foot… En tout cas, j’aurais aimé rester jusqu’à la fin de cet exercice 2012-2013, histoire de disputer une saison complète après avoir effectué toute la préparation correctement avec le groupe. Au lieu de cela, il y a un goût d’inachevé.

