jeudi 23 août 2012 à 13h55
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Arrivé cet été au poste de directeur sportif du RC Lens, Antoine Sibierski a d'abord dû travailler dans un premier temps sur la base de travail réalisé par ses prédécesseurs. Il compte bien désormais apposé un peu plus sa patte sur le recrutement du Racing.
Depuis sa nomination au poste de directeur sportif du RC Lens par Luc Dayan, Antoine Sibierski se montre très présent. Régulièrement devant la presse, l’ancien milieu offensif n’hésite pas à jouer la carte de la transparence sur certains dossiers. Et ceux-ci sont nombreux. Pour l’heure, les recrues du Racing sont principalement des joueurs dont le club avait déjà obtenu l’accord avant son arrivée, sous l’impulsion du président et du directeur sportif d’alors, Jocelyn Blanchard. « Sib » s’est chargé de valider la plupart des choix après s’être fait un avis positif, même si certains ont eu moins de chance, à l’image du gardien havrais Johny Placide, prêt à donner son accord au Racing jusqu'à ce que le nouveau directeur sportif ne décide d'écarter son nom, préférant miser sur l’expérimenté Rudy Riou en concertation avec le staff.
Pour sa première expérience en tant que directeur sportif, Antoine Sibierski tâche de prendre ses marques tout en faisant avancer le RC Lens. C’est pour cela aussi qu’il n’a pas hésité à prendre appui sur le travail effectué avant sa signature. « Aujourd’hui, je fais profil bas. Un premier jugement sur le recrutement et le club pourra être effectué à la trêve. Pour le moment, nous essayons de retrouver des bases saines pour reconstruire et rebâtir. En tant que nouveau directeur sportif, j’avais le droit de m’opposer aux recrutements des Valdivia, Le Moigne et N’Diaye. Mais je me suis renseigné et j’ai pris la responsabilité de valider sans oublier que le travail de ces dossiers revient à l’équipe précédente », souligne-t-il.
« Je dois amener une vraie plus-value »
Pour l’heure, difficile de dire qu’Antoine Sibierski et ceux qui ont travaillé avant lui sur ces différentes opérations se sont trompés. La suite du mercato, alors que le club cherche encore 2 recrues offensives, devrait toutefois être plus fortement estampillée de son nom, même si le travail s'effectue toujours en concertation avec Jean-Louis Garcia et les autres composantes du club. « Avec mon expérience, je dois maintenant amener une vraie plus-value à ce club. Je m’y attache au quotidien mais il faut encore un peu de temps. Que ce soit dans le recrutement, le centre de formation, le nouvel organigramme… Je n’ai pas le droit à l’erreur et suis le responsable de ce chantier. Je prends ce boulot à cœur. Il n’y a rien de jouissif ou jubilatoire. Par contre, c’est très intéressant. Je me teste également. Je dois faire ensuite mon autocritique pour voir si j’ai réalisé du bon boulot », commente-t-il.
L’ex joueur du Racing, de Nantes ou de Manchester City, qui n’a signé que pour un an, affirme qu’il n’hésitera pas à faire son autocritique à la mi-saison : « Si en janvier je me rends compte que je ne suis pas compétent ou que nous n’avons pas pris les bonnes directions, je partirais. Dans le cas contraire, je pourrais prolonger. Mais pour le moment, ce n’est pas quelque chose à quoi je pense. J’ai à cœur de réussir dans cette tâche. Pour réussir, j’essaie de me mettre à la place d’un entraîneur en France ou d’un manager en Angleterre. Je me sers de ces différents systèmes de mangement pour avancer. » Et faire avancer le RC Lens par la même occasion.

