Formé au RC Lens, Simon Banza est l’un des principaux atouts offensifs de l’équipe cette saison. Il semble pourtant revenir de loin.

Lancé au plus haut niveau par Antoine Kombouaré qui manquait d’attaquants lors de la saison 2015-2016, il n’entrait pas dans les plans d’Alain Casanova et s’est d’abord retrouvé prêté à Béziers en National 1 où il n’a pas pu s’imposer, avant de rebondir lors d’un autre prêt au Luxembourg, à Pétange, où il a marqué 13 buts en championnat. De l’expérience difficile à Béziers, il retient aussi du positif : « J’ai été prêté à Béziers en 2017 pour avoir du temps de jeu mais ça ne s’est pas passé comme je le voulais. Je n’ai pas beaucoup joué mais j’en ai tiré du positif. En m’éloignant du cocon de La Gaillette, j’ai pu m’apercevoir que la vie n’est pas facile et qu’il faut se battre ! Se casser la gueule, ça a parfois du bon. Ça m’a fait du bien et ça m’a permis de rebondir après. Ça m’a servi lorsque la saison suivante j’ai à nouveau été prêté, à Pétange au Luxembourg. Ça s’est bien passé et ça m’a permis de revenir ici avec plus d’armes. » Victime d’une rupture des ligaments croisés à son retour du Luxembourg alors que Philippe Montanier arrivait sur le banc, il a su revenir pour être l’un des hommes forts de la fin de saison : «  Au début, j’ai eu beaucoup de mal à accepter cette blessure et de me faire opérer. Puis une fois l’opération passée, mon mental a repris le dessus ! Je me disais que j’allais revenir, que j’allais rapidement retrouver mon niveau, que j’allais tout déchirer ! Ça m’a aidé à franchir les différents paliers de la rééducation plus rapidement que prévu. Quand je me suis blessé, les médecins avaient annoncé une période de 8 mois d’absence. Finalement, j’ai rejoué 6 mois et quelques jours plus tard. Le mental a beaucoup joué dans mon retour « rapide » et, encore une fois, j’étais entouré par les bonnes personnes. Ça aide beaucoup à relativiser et à se battre ! »

(Source : Site officiel du RC Lens)