Piston inépuisable du RC Lens sur le côté droit, Jonathan Clauss ne s’en est jamais caché : il a tardé à se plier aux exigences du sport professionnel avant de pouvoir enfin exploser au plus haut niveau après avoir dû enchaîner les petits boulots tout en essayant de briller au niveau amateur.

Bruno Paterno, son entraîneur en CFA 2 à Raon L’Etape, club avec lequel il a marqué lors d’un 32e de finale de Coupe de France perdu aux tirs au but contre Saint-Etienne (1-1, 3 tab 4), lui aussi strasbourgeois, l’a conduit à plusieurs reprises durant la saison à l’entraînement. Il raconte dans un portrait publié ce samedi par L’Equipe : « Il était jeune, influençable et pas sérieux. De leçon de morale en leçon de morale,  durant les heures qu’on a passées en voiture,  je l’ai peut-être sensibilité sur l’importance de  la récupération et du travail. J’ai essayé en tout cas et, si j’ai pu l’aider tant mieux, mais ses autres coaches ont fait pareil. Ce qui est sûr c’est qu’à un moment il s’est donné les moyens de réussir et son mérite est immense. » Il a toutefois fallu du temps avant que tout cela s’applique. Selon son père Jean-Luc, c’est surtout à Bielefied que tout est devenu vraiment plus concret, là où le RC Lens la déniché : « En Allemagne, le travail physique est devenu 3 fois plus important qu’à Quevilly (ndlr : où Jonathan Clauss a pu goûter à la Ligue 2). A ce moment-là, je crois que Jonathan s’est dit : OK maintenant, j’y vais. Et c’est comme si tout ce qu’on lui avait tous sermonné depuis toujours prenait subitement sens. »

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