Reparti de l’avant grâce à sa victoire 2-1 à Bollaert contre Châteauroux (31e journée de Ligue 2), le RC Lens retrouvera déjà son stade lundi face à Nancy contre un concurrent direct. Le club lorrain est 19e à 6 longueurs (32e journée de Ligue 2, 20h45, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur Canal+ Sport). L’entraîneur artésien espère voir son équipe confirmer ce qu’elle a montré contre Châteauroux.

Lensois.com : Eric Sikora, comment se prépare la réception de Nancy lundi après la victoire 2-1 à Bollaert contre Châteauroux ?
Il y avait longtemps que nous n’avions pas vécu une semaine comme celle-ci. Nous avons fait ce qu’il fallait contre Châteauroux pour gagner, même si sur une ou 2 situations en première période, nous pouvons nous faire avoir. Après, même si nous défendons mal sur ces situations, nous avons aussi eu cette capacité à nous accrocher, à faire les efforts pour revenir, ce qui évite de prendre le but. Sur la seconde période, je pense que nous sommes au-dessus et nous marquons logiquement. Il est dommage de prendre ce but à la fin qui nous met en panique sur les 3 minutes de temps réglementaire et les 5 minutes de temps additionnel qui ont été effectives. C’est vrai que cette semaine a fait du bien a tout le monde sur le plan mental. Le temps qui change aussi, ça nous permet de nous entraîner dans la joie et de moins nous mouiller ! Maintenant, ce match contre Nancy est hyper important et on s’attend à ce qu’il soit compliqué. Il faut garder cet état d’esprit. Si on met 10, 20 ou 30% de moins dans certains domaines, nous aurons des difficultés mais s’il y a l’envie et la solidarité, nous gagnerons.

Nancy vient de changer d’entraîneur avec l’arrivée sur le banc de Didier Tholot à la place de Patrick Gabriel. Cela perturbe-t-il votre préparation ?
Non. Je m’occupe de mon équipe et de mes joueurs. On verra s’ils vont changer des joueurs dans le groupe et le jour du match au niveau tactique, mais de notre côté, nous avons des certitudes sur le dernier match contre Châteauroux et nous allons nous focaliser là-dessus en travaillant sur ce qui a bien été et en faisant attention sur ce qui n’a pas été. Nous avons regardé de la vidéo sur Nancy mais le fait de changer d’entraîneur peut amener un changement tactique ou de joueurs. Nous verrons quand il y aura la composition.

« Jusqu’à la dernière journée, tout peut arriver »

Gagner vous permettrait-il de connaitre votre première vraie bouffée d’oxygène ?
Ce sera quand nous aurons 40 ou 41 points et que nous pourrons nous dire que nous sommes quasiment tranquilles. Tant qu’il n’y a pas ces points, nous ne serons pas sereins. Quand tu vois Quevilly-Rouen gagner au Havre (0-2, 31e journée de Ligue 2) ou Tours battre Lorient (3-1, 31e journée de Ligue 2), tu constates à quel point le championnat est compliqué. Jusqu’à la fin, ce sera des batailles. Jusqu’à la dernière journée, tout peut arriver. Cela peut se jouer sur le dernier match à un point où à la différence de buts. Il ne faut pas se relâcher. Même si nous battons Nancy, rien ne sera terminé.

Ce sera le 2e match de suite à domicile, cela complique-t-il les choses après la débauche d’énergie face à Châteauroux ?
Nous avons récupéré, bien travaillé. On sait que c’est toujours difficile de gagner en recevant 2 fois, les statistiques le prouve, mais c’est à nous de les faire mentir. A nous de faire ce qu’il faut pour ne pas que Nancy sorte la tête de l’eau. A l’aller (1-1, 14e journée de Ligue 2), nous sommes mis en difficulté par cette équipe en première période.  Ensuite, après la pause, nous avons pris le dessus, mais ils avaient eu aussi l’occasion pour tuer le match à 2-0. On s’attend à une équipe qui va lutter, qui n’a pas envie d’abandonner. A nous d‘être vigilants, de rester concentrés, de rester dans la même préparation que pour Châteauroux. Nous avons battu une équipe qui pouvait être 4e, qui joue la montée, lors que nous étions 15e. Nous avons su battre une équipe qui est là haut, ça doit mentalement nous donner de la confiance et encore plus de certitudes dans ce que nous faisons.

Propos recueillis par Christophe Schaad