La polémique continue d’enfler concernant les arrêts de match suite à des chants discriminatoires et insultants. Les propos du président de la FFF Noël Le Graët, contre ces arrêts, a déclenché de vives réactions de la part d’associations de lutte contre l’homophobie qui réclame sa démission ou encore de la ministre des sports Roxana Mariceanu qui a eu l’occasion de s’entretenir 20 minutes avec lui au Stade de France lors de France-Andorre, mardi.
C’est dans ce contexte qu’une réunion est prévue ce mercredi entre la Ligue, des associations de lutte contre l’homophobie ainsi que des représentants des supporters. Or, l’Association nationale des supporters a fait savoir qu’elle ne participera que si un « moratoire sur les sanctions collectives » est établi. L’ANS fustige de longue date le principe des punitions collectives dans les stades. Elle juge « impensable […] de travailler sur la lutte contre les discriminations qui résultent de l’homophobie sans recevoir au préalable des gages sur les travaux à mener contre les autres discriminations, celles que vivent les supporters tous les week-ends . Nous demandons un moratoire sur les mesures discriminatoires prises par les instances disciplinaires des instances sportives. » Les huis-clos et fermetures de tribunes sont dans le viseur de l’ANS. Les supporters se disent prêts à s’impliquer dans les travaux pour lutter contre l’homophobie mais pour eux « soit on discute de tout, soit on discute de rien », alors que l’ANS a interpellé depuis longtemps sur diverses questions liées au supporterisme qui ont pu rester en suspens jusqu’ici.
(Source : L’Equipe)