En ce moment, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 passent les uns après les autres devant la DNCG s’inquiétant des sanctions qui pourraient les frapper. Pour le RC Lens, aucune sanction n’a été prononcée.

Si les clubs tremblent, c’est principalement en raison de la chute drastique des droits TV, baissés à 500 millions d’euros par an à DAZN et BeIN Sports au terme d’un long feuilleton qui a un temps fait craindre l’écran noir sur les premières journées. Un montant bien loin du milliard ambitionné…

Le foot pro influerait sur environ 39 000 emplois directs ou indirects

Selon L’Equipe, le syndicat de clubs Foot Unis redoute la suppression de plusieurs milliers d’emplois locaux suite à l’impact de la chute des droits. D’après un baromètre 2023-2024 établi par le syndicat et qu’il est possible de consulter en ligne ici, la filière du foot pro français représenterait environ 39 000 emplois directs ou indirects (dont 1500 joueurs, plus tous les employés nécessaires au fonctionnement des clubs, de la Ligue, puis tous les emplois satellites : sécurité, vie de quartier, formation, investissement dans l’entretien ou la rénovation des installations, etc…). « A partir de la saison 2024-2025, le football professionnel français vivra un défi nouveau avec la réduction des revenus liés aux doits audiovisuels domestiques. Pourtant, ces droits constituent, pour la plupart des clubs français, la première source de revenus. Il est difficile de prévoir précisément les conséquences économiques et sociales de la réduction de ces droits. Il est toutefois certain que l’écosystème sera perturbé dans sa mission : celle d’un acteur économique avec un ancrage national, mais surtout local et régional fort, parfois unique dans certaines villes de France », ajoute Foot Unis dans ce document.