Débarquée tout droit du Kentucky l’été dernier, la gardienne Maddy Anderson, qui fêtera ses 24 ans dimanche, a rapidement pris du galon au RC Lens. Désormais installée dans les buts du Racing, l’Américaine originaire du Colorado profite de sa venue en Europe pour élargir sa palette de jeu.

Après le sans-faute en Coupe de la Ligue, où elle était titulaire avec Lens, Maddy Anderson a été lancée dans le grand bain du championnat un soir de Sainte-Barbe à Stade Bollaert-Delelis. Un pari du staff lensois qui s’est avéré payant puisque la gardienne a signé un clean sheet pour ce premier succès artésien en Arkema Première Ligue. Depuis, c’est elle qui garde les buts de son équipe.

« C’est une belle opportunité pour moi d’être à Lens, confesse la gardienne passée par Mississippi State University. Depuis mon arrivée, j’ai le sentiment d’avoir beaucoup grandi, beaucoup appris avec tous les gens qui m’entourent. » Arrivée au football à l’âge de 3 ans, Maddy Anderson peut s’appuyer sur une solide expérience aux États-Unis, avec quelques records universitaires sur le CV. Mais en France, c’est un autre « soccer » qu’elle est en train d’apprivoiser.

« Maddy s’est découvert une qualité de jeu au pied »

« L’utilisation du ballon est assez différente entre les États-Unis et la France. Ici, je joue davantage avec ma défense, je suis plus à l’aise avec le ballon, sur ma manière de l’utiliser sous pression. Mon premier match face à Fleury (en Coupe), c’était physique, une super expérience. »

Anderson rêve un jour d’intégrer la sélection américaine. À 23 ans, cette travailleuse est en train de franchir les paliers les uns après les autres. « Son arrivée n’était pas évidente, elle quittait le cocon familial et ça demandait un temps d’adaptation, détaille Sarah M’Barek. Elle n’a jamais lâché, c’est une joueuse qui travaille beaucoup. Il ne lui manquait que l’opportunité de se montrer. Ça a fini par basculer pour elle, et elle a montré de quoi elle était capable. On a vu également qu’elle évoluait bien avec l’équipe. Maddy s’est découvert une qualité de jeu au pied, de relance. Chaque semaine, elles se tirent la bourre avec Blandine Joly (titulaire en début de saison), il faut garder cette émulation, c’est ce qui permet de donner le maximum tous les jours. Et puis, elle apprend vite. Elle parle déjà un peu le français, ça va lui permettre de passer un autre cap. »

Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.