Quatre jours après la défaite au stade Bollaert contre Monaco (2-3), Pierre Sage s’est présenté en conférence de presse détendu, en montrant toute son impatience pour le prochain match. Vendredi, les Lensois seront en déplacement à Strasbourg.
Lensois.com : Samedi contre Monaco, vous avez connu votre cinquième défaite de la saison. Quel sentiment prédomine ?
Pierre Sage : Je suis très frustré et c’est très rare que je sois dans cet état-là parce que j’essaie d’avoir toujours une relation honnête avec la performance qu’on livre. C’est vrai que, pour avoir revu le match, déjà à chaud j’étais assez frustré, mais en l’ayant revu, c’était encore pire. Et c’est vrai que ces 9 minutes 30, je ne sais pas le décompte exact, mais je sais que c’est un peu moins de 10 minutes, elles sont vraiment insupportables à regarder. En regardant le match, alors que je savais très bien ce qui s’était passé, je me suis dit que c’était impossible. C’est impossible qu’en 10 minutes on encaisse trois buts. C’est aussi le côté injuste, de temps en temps, de ce sport-là, mais on en a sûrement bénéficié durant notre saison, donc ça doit s’équilibrer.
Au-delà de cette frustration qu’a engendrée le résultat contre Monaco, comment ce revers a-t-il été vécu ?
Je pense qu’aujourd’hui, ils sont dans le même état d’esprit que moi. Quand le coup de sifflet final a été donné, j’avais envie de refaire un match tout de suite, parce que j’ai vraiment l’impression qu’il manquait quelque chose à ce match-là, ou en tout cas à la « récompense » qu’on aurait pu avoir sur ce match-là. Et donc, malheureusement, le prochain est vendredi, donc on attend, on se prépare et on essaie de rattraper.
Effectivement, le RC Lens menait 2-0 à l’heure de jeu pour finalement encaisser trois buts en dix minutes et s’incliner à Bollaert. Est-ce que vous avez senti le groupe touché ?
C’est vrai qu’on n’avait jamais été confrontés à cette situation. Moi le premier, je n’ai pas vécu la chose de la même manière que d’habitude. Pour autant, il y a un lendemain à cette chose négative et donc il a fallu qu’on se prépare pour notre match. On l’a fait avec le même scénario que d’habitude, avec la même énergie que d’habitude. En plus, on va récupérer au moins deux joueurs, donc c’est quelque chose de très positif. On y va avec l’ambition de rattraper justement ce qu’on n’a pas réussi à faire le week-end dernier.
Maintenez-vous ce que vous avez dit après le match ?
En fait, je leur ai dit dans le vestiaire après le match, ce que je vous ai dit en conférence de presse et lundi, lorsqu’on a repris l’entraînement, je leur ai dit : « J’ai revu le match et je ne change pas une virgule de ce que je vous ai dit dans le vestiaire ». Ce qui est important, dans la relation qu’on a avec les joueurs, je pense que ça caractérise assez bien notre staff. On a de l’honnêteté, de la transparence, et surtout, on est capable de se dire, aujourd’hui, on a gagné alors qu’on a pas été très bons, et des fois, le résultat n’est pas à la hauteur de la performance qu’on avait. On essaie d’avoir une relation honnête vis-à-vis de ça et je pense que c’est le ciment de notre travail au quotidien, c’est-à-dire qu’on est toujours dans l’honnêteté par rapport aux performances. Donc, il me semblait important de redonner un écho par rapport à l’évaluation que j’avais faite à chaud, après avoir revu le match, mais on ne s’est pas plus tapé la tête, on s’est juste remis au travail.
« On est dans la trajectoire d’une équipe qui veut faire un bon match. »

Samedi contre Monaco, vous avez dû composer avec des absences prévues (Antonio, Baidoo, Gradit, Sangaré), mais aussi imprévues (Saïd). Dans quelles mesures toutes ces absences ont-elles pu influencer le résultat ?
Je pense que, pour évaluer cette chose-là, il faut ramener notre défaite de la semaine dernière à ce qui s’est produit réellement. C’est vrai qu’au travers du match, on pourrait penser que le fait de prendre trois buts à domicile éloigne certains joueurs de l’équipe. Mais à l’inverse, quand on prend un peu de hauteur sur cette situation, on se rend compte qu’il y a vraiment dix minutes durant lesquelles on a été l’ombre de nous-mêmes. Mais dans tous les cas, on a fait une performance qui aurait dû nous permettre d’arriver à un autre résultat. Donc les joueurs qui ont construit cette performance, qui menait 2-0 à un moment donné du match, à une demi-heure de la fin, étaient ceux sur qui on voudrait aujourd’hui tirer. Moi, je ne suis pas de cet avis-là. De toute manière, j’ai plutôt tendance à protéger les joueurs, à faire en sorte qu’il y ait de la tolérance, notamment lors des premiers matchs. Je vous rappelle les premiers matchs d’Ismaëlo Ganiou. Et aujourd’hui, tout le monde considère que c’est un taulier avec quasiment 200 matchs de Ligue 1. Au début, c’était difficile. Et au troisième, quatrième match, il avance, il prend de l’expérience. Ses partenaires prennent de la confiance en lui. Ils se comprennent de plus en plus sur le terrain. Et donc forcément, la performance individuelle, puis la performance collective, augmentent.
Après ce mauvais résultat, comment reprendre son envol ? Quel ressort psychologique faut-il activer ? Comment corriger les erreurs contre Monaco ?
À l’échelle du match, il y a forcément des choses à revoir. On est resté dans un schéma qui n’était pas celui habituel et qui nous éloignait de la performance. À l’inverse, à partir du moment où on s’est réentraîné, les sourires sont revenus, l’engagement est revenu, il n’y a pas de souci. On a déjà vécu ça quatre fois auparavant, à chaque fois on a réussi à gagner le match d’après. Donc il y a aussi cette expérience-là qui nous rassure, mais on n’est pas en doute sur quoi que ce soit. On a juste vécu une situation qui était complètement inhabituelle et inconfortable et qu’on n’a pas envie de revivre.
Justement, vous l’évoquez, après chaque défaite cette saison, vous avez rebondi avec une victoire. Quelle est la recette miracle ?
La recette miracle, je dirais que c’est de garder notre projet et notre ligne. C’est-à-dire qu’on a la volonté de préparer notre manière de jouer d’une certaine façon, de construire nos matchs avec l’idée d’être dans l’initiative. Donc on ne s’éloigne jamais de cette chose-là. On n’a aucune raison aujourd’hui de remettre en cause tout ce qui nous a amenés à faire ce beau parcours. Mais à l’inverse, on sait aussi que c’est friable et donc il faut prendre soin de nous.
Le fait d’avoir toujours su rebondir après une défaite, est-ce que cela apporte quelques certitudes ? Notamment le sentiment que ce groupe refuse la défaite.
Ça crée une habitude, mais ça ne fait pas le match. Et au-delà du rebond, ce qui est important, c’est de voir le rebond dans la préparation. Et le rebond dans la préparation doit amener une certaine forme de confiance et de conviction à aborder le match suivant d’une certaine manière. Donc c’est ce qu’on s’est attaché à faire cette semaine et, très honnêtement, même la séance d’aujourd’hui, vous avez pu la voir en entier, elle a été à la hauteur d’une préparation de match d’une équipe qui était très ambitieuse. Et je ne dis pas qu’on coche toutes les cases d’une performance garantie, parce que malheureusement, ça, on ne le sait jamais, mais dans tous les cas, on est dans la trajectoire d’une équipe qui veut faire un bon match.
La défaite , on l’accepte ….. il y en aura sans doute d’autres ….mais c’est la manière qui nous a interpellé . Monaco n’a pas existé la première 1/2h , on finit sous pression la 1ère mi-temps mais on conserve néanmoins le 1-0 à la pause. Les 15 premières minutes de la seconde mi-temps , Monaco nous presse mais on défend en bloc bas très bien et on a la chance de mettre le 2ème . A l’heure de jeu , le match était normalement plié ….Finalement les 2 défaites concédées à bollaert on t un goût très amer : rappelez vous le match d’ouverture contre Lyon ….On ne doit jamais le perdre non plus …. mais là , il y a l’explication du tout début et de la mise en place d’un groupe.
Très très bonne analyse, je dirai ” comme dab”. Après chaque défaite, il y a eu rattrapage…sauf que là, c’est un déplacement à Strasbourg, bonne équipe difficile à jouer chez elle avec un excellent Panacelli le buteur maison, donc “achtung-achtung”.
Très juste GOLEADOR9, le match de Strasbourg va être très compliqué, ils ont mis la pression sur Lyon en début de match, un peu comme Marseille a su nous la mettre au vélodrome.
Alors attention concentration et peut être renforcer notre milieu ?
Lyon nous avions Diouf au milieu… peu « efficace »… nous aurions eu SANGARE à ce match là, Lens gagnait…
Strasbourg, Sangaré n’est encore pas là et on perd… je ne pense pas qu’on aurait pris le premier but de Monaco, avec SANGARE… BULA , il fait son match rien à dire mais son abattage en défense n’est pas le même…
Après c’est pour Lens comme pour toutes les équipes quand on a un blessé, il faut faire au mieux…
A priori Sangaré sera rétabli
Et si il avait eu Sangaré on aurait peut-être perdu 4-0 ou gagné 4-0 !
On peut refaire tout les scénarios une chose est sûre on ne le saura jamais,donc revoir le match et les erreurs commises, travailler dessus,a part cela pas grand chose à faire !
Est quand je vois que beaucoup s’attache a regarder ce que l’adversaire du jour a fait le match d’avant je pose la question suivante : que dise nos adversaires avant de rencontrer le 2eme de ligue 1 a 11 journées de la fin ?
Si nous on doit se posé des questions l’inverse et tout aussi vrai.
Sur le dernier match plusieurs erreurs ont été commises par le groupe, point , on passe a autre choses et il y aura une réaction du groupe ce vendredi a Strasbourg.
Allez Lens ❤️💛
Excellente analyse comme d’habitude. A noter aussi, que Monaco malgré ses problèmes reste une grande équipe qui fait mal si on la laisse prendre confiance. On l’a encore vu hier, Paris a tremblé