Le nom de Christophe Gleizes a résonné dans les tribunes de Bollaert-Delelis hier après-midi. La rencontre amicale entre Lens et Rouen lui était en partie dédiée.

T-shirts floqués, écharpes « Free Gleizes », coup d’envoi fictif donné par sa mère : il y avait un peu de Christophe Gleizes à Lens samedi après-midi. Lui qui reste emprisonné en Algérie depuis juin 2025.

Le RC Lens avait annoncé en amont que cette rencontre serait organisée avec une pensée pour le journaliste sportif. Son directeur général, Benjamin Parrot, ajoutait avant la rencontre sur Ligue 1+ : « D’une contrainte calendaire, on a voulu faire une opportunité de sens. Et cette rencontre-là, quand on est un club de passion, c’est de montrer que les journalistes, qui sont les médiateurs, qui font vivre la passion le reste de la semaine, on est tournés vers eux, vers Christophe […] C’est tout un club qui se mobilise. On est très heureux d’avoir ses parents ici, on a remis un maillot d’Eric Sikora à sa maman. On veut remettre au centre du terrain un emprisonnement qu’on ne peut tolérer et qui tombe un peu plus dans une forme d’anonymat médiatique. »

Tout au long de l’après-midi, le Racing a diffusé un message appelant à la libération du journaliste. Une partie des bénéfices du match sera d’ailleurs reversée à Reporters sans frontières.

Pour Pierre Sage, le geste est tout aussi naturel. « On s’associe forcément à ce qu’il endure, à ce qu’endure aussi sa famille qui, ici, doit gérer tout ça, tout le battage médiatique autour de cette situation. Donc on se doit d’être solidaires dans ces moments-là et d’apporter, à notre échelle, ce qu’on est capables de faire un peu. Aujourd’hui, on s’est réunis à plus de 20 000, il y a deux équipes qui ont joué un match de foot pour cette cause-là et je trouve que c’est un très bon signe. »