Deux semaines après la gifle reçue à Lille, le RC Lens a réagi et a retrouvé la victoire face à Toulouse. Un succès au forceps, après deux buts encaissés en 15 minutes de jeu, mais les Sang et Or ont profité de leur supériorité numérique pour remonter le score et l’emporter dans les ultimes minutes.
Lensois.com : Expliquez-nous cette entame de match. Que s’est-il passé lors des 15 premières minutes et quelle a été la réaction tout de suite, dans l’immédiat ?
Pierre Sage : Je pense qu’au-delà des deux buts qu’on a encaissés, on était absents dans l’adversité. On a concédé beaucoup de duels, enfin, on en a perdu beaucoup. Je n’aime pas trop ce discours, mais malgré tout, c’est ce qui s’est passé. Lorsqu’on perd des duels, lorsque le ballon est entre deux et qu’il revient toujours à l’adversaire, forcément, à un moment donné, on le laisse frapper. Ensuite, on fait une erreur sur la frappe. On concède un corner sur lequel ils arrivent à marquer. Mais voilà, on était plutôt à l’image de ce qu’on a fait dans notre derby que du visage qu’on a montré ensuite.
À la mi-temps, que se passe-t-il dans le vestiaire ? Est-ce que vous avez senti votre groupe serein ?
J’ai senti de la sérénité, parce qu’on avait vraiment l’emprise sur le jeu, étant donné qu’on était en supériorité numérique. On commençait à mettre en place ce qu’on voulait, puisqu’il y avait vraiment des situations de supériorité sur les côtés. On a exploité, il y avait beaucoup de 3 contre 2 à jouer. Ça nous a permis d’amener des ballons dans la surface, ensuite d’être présents dans la surface. Et, forts de notre mauvaise expérience à Lorient, on a gardé de la taille, on a gardé de la puissance à la réception des centres, et ça nous a permis justement de pouvoir valoriser ce qu’on faisait plutôt bien en préparation.
Vous êtes donc satisfait de la réaction de l’équipe…
Je suis satisfait parce qu’on aurait aussi très bien pu ne pas répondre à ce que nous proposait notre adversaire, comme on avait malheureusement du mal à le faire à Lorient. C’est vrai que le fait d’être en supériorité, ils ont complètement abandonné les attaques rapides, ils se sont vraiment repliés. C’était important pour nous de marquer notre réaction et peut-être de marquer notre fin de saison au travers d’une expérience un peu spéciale, qui va justement nous donner beaucoup de carburant, beaucoup d’énergie, beaucoup de satisfaction pour bien finir nos deux objectifs. Aujourd’hui, je pense qu’on est à une victoire de la qualification en Ligue des champions. Et mardi, comme vous le savez, il y a un match contre cette même équipe pour aller jouer une finale de Coupe de France.
Ce succès « crée des conditions de préparation plutôt favorables »

En quoi le scénario de ce soir peut jouer sur votre match de Coupe de France, mardi ?
C’est hormonal. À partir du moment où on reçoit beaucoup de choses positives, les ancrages, les sentiments, les sensations, tout est décuplé. L’énergie qu’on va mettre dans nos séances, l’énergie et l’attention qu’on va mettre dans notre préparation de match vont être encore meilleures. Je préfère être dans notre situation que dans celle de nos adversaires. Ça ne nous donne pas la victoire en soi, mais, dans tous les cas, ça crée des conditions de préparation plutôt favorables.
Vous parlez de conditions favorables. En plus, Yann Gboho, leur meilleur joueur cette saison, sera suspendu. Cela donne un souffle différent pour cette demi-finale.
Je ne peux pas caractériser un match d’idéal sur l’absence d’un joueur, notamment un joueur de son talent. Mais je trouve que le scénario est idéal pour nous, dans le sens où on a vécu quelque chose avec notre public qui est extraordinaire, dont on se souviendra longtemps. C’est ce genre de choses qui font, à un moment donné, qu’il y a des histoires qui s’écrivent autour d’un groupe, autour d’un club, autour d’une saison. Je pense qu’aujourd’hui, on a la mesure d’écrire de belles lignes.
Avant-hier, vous parliez de mettre un pansement sur les problèmes que vous avez rencontrés. Êtes-vous en phase de cicatrisation ?
Écoutez, le pansement n’a pas très bien tenu au départ, donc on a rappuyé un petit peu dessus et je pense qu’on est bien là.
Le RC Lens a-t-il pris un avantage psychologique ce soir ?
Je pense qu’on peut le dire. C’est un vrai avantage psychologique. On aura un avantage en plus de jouer à domicile. On a aussi l’avantage de ne pas voyager deux fois comme eux le font. Et malgré tout, ça ne fait pas gagner les matchs.
Espérons derrière revenir à la defense ganiou baidoo et saar.
Que RISSER aussi fasse un grand match pour gommer les dernières prestations mitigés.
Désolé mais Risser dévient inquiétant, dire il est jeune ok, mais on commence à compter les bourdes…. Edouard semble avoir terminé la saison, Saïd ailleurs, bref A 11 contre 11 je doute du résultat. Ce n’ est plus le Lens des mois derniers…
Complément d’accord @Pounet62
Ah bon… moi j’ai vu une belle, grande et intense 2e mi-temps… 2 budgets équivalents mais un monde d’écart.. regardons les stats, elles sont parlantes.