Parti du RC Lens à l’issue de la saison dernière, limogé par Southampton en cours de saison, Will Still est actuellement sans club. Invité de Ligue 1+, il a évoqué son avenir, reconnaissant un certain attrait pour un retour sur un banc de l’élite française.

Son nom circule avec insistance à Lorient, où Olivier Pantaloni ne prolongera pas. Avec les Merlus, il assure qu’il n’y a pour le moment absolument « rien de concret ». « Olivier Pantaloni a fait un travail exceptionnel et je les laisser terminer la saison, dans ce qu’ils font de bien », poursuit-il.

« Au niveau émotionnel, j’étais cuit »

Il est aussi évoqué à Toulouse pour prendre la suite de Carles Martinez Novell. Lui apprécierait avant tout de retrouver la Ligue 1 : « Je l’espère mais je n’ai pas les clés ou du moins pas toutes. Je n’ai pas fermé la porte à quoi que ce soit. » Et ce fameux rêve de travailler en Angleterre ? A-t-il été mis sous le tapis après son échec à Southampton ? Le jeune entraîneur de 33 ans regrette d’avoir accepter le challenge des Saints et dégrossi les idées reçues sur ses envies d’Angleterre, réaffirmant qu’il n’a quitté Lens que pour se rapprocher de sa compagne souffrante : « Ce mythe de moi qui veut rentrer en Angleterre, cela a été disproportionné avec cette affaire de Sunderland quand j’étais à Reims. Alors oui, il y a eu un intérêt, mais mon intérêt à moi n’était pas de m’envoler pour l’Angleterre, la preuve, je suis resté en France une année de plus (ndlr : à Lens). Le fait de rentrer en Angleterre, c’était vraiment un choix purement personnel, hors contexte footballistique. Parce que j’adorais Lens, les supporters, les personnes au-dessus de moi. Tant que les gens ne vivent pas le fait d’avoir quelqu’un de proche dans une situation qui était plus que compliquée, ils ne peuvent pas comprendre. Je l’accepte. Je suis rentré et le projet de Southampton s’est proposé. En y repensant, je n’aurais peut-être pas dû l’accepter parce qu’au niveau émotionnel, j’étais cuit. Mais si on ne fait pas d’erreur, on n’apprend jamais. J’ai beaucoup appris. Oui ma femme est anglaise, habite là-bas, je suis anglais aussi, mais j’ai envie de travailler dans le club qui me correspond le plus. Si c’est en France, c’est en France, si c’est en Espagne, c’est en Espagne, si c’est ailleurs, c’est ailleurs, mais j’ai beaucoup apprécié de travailler en France. » A noter qu’il a reconnu avoir discuté il y a quelques mois avec Nantes, mais il a préféré décliner.