L’UNFP a dévoilé la semaine passée le nom des cinq entraîneurs en lice pour remporter le trophée UNFP du meilleur coach de Ligue 1. Aux côtés de Luis Enrique (PSG), Paulo Fonseca (Lyon), Bruno Genesio (Lille) et Olivier Pantaloni (Lorient), Pierre Sage figure fort logiquement parmi les nommés. Le vainqueur sera connu lors de la cérémonie prévue le 11 mai prochain. En attendant, l’entraîneur du Racing préfère garder la tête froide.
Il reconnaît toutefois qu’il y a quelque chose de gratifiant à voir son nom figurer dans cette liste restreinte. Néanmoins, « ma position par rapport aux prix individuels a toujours été la même, pose Pierre Sage. Pour moi, ils ne sont que l’expression d’un travail collectif. En tout cas, ils se jouent dans une évaluation qui ne peut être autre que collective. C’est vrai qu’on est le représentant d’un staff, le représentant d’une équipe. »

« On est dans quelque chose de beaucoup plus global »
Mais le coach ne veut surtout pas tirer la couverture à lui. « Vous savez, après notre victoire contre Toulouse, une statistique est sortie disant que j’étais le troisième entraîneur d’Europe en termes de pourcentage de victoires. Je crois que c’était 71 % à ce moment-là. Mais je rassure tout le monde : je ne joue pas les matches (sourire). La manière d’utiliser les statistiques pour valoriser quelqu’un me gêne un peu. Effectivement, je prends des décisions et, de temps en temps, de bonnes décisions, mais je commets aussi des erreurs. Vous l’avez vu notamment à Brest. Et ce n’est pas moi qui ai poussé Allan Saint-Maximin à marquer contre Brest. Ce n’est pas moi non plus qui ai décidé qu’Ismaëlo Ganiou mettrait cette tête contre Toulouse pour nous faire gagner 3-2 à la 94e minute. Je suis conscient de tout ça et, pour moi, cela relativise l’importance accordée à l’unité alors qu’on est dans quelque chose de beaucoup plus global. »
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette Gervais Martel.
Toujours aussi humble.. Un grand monsieur