« Je ne sais pas du tout quand il va rejouer et c’est un vrai problème pour moi ». Après un derby perdu 3-0 et durant lequel il aurait sans doute bien aimé pouvoir compter sur Samson Baidoo, il était assez facile de comprendre pourquoi Pierre Sage ne voulait pas s’avancer sur le retour de son défenseur autrichien. Celui-ci ne fait qu’être reporté, alors qu’il espérait pouvoir compter sur lui au retour de la trêve.
Depuis le 17 janvier, l’ancien joueur de Salzbourg n’a joué qu’une heure, lors de la réception de Rennes, le 7 février, avant de rechuter de sa blessure à l’ischio. Depuis, les délais sont sans cesse rallongés. Selon L’Équipe, dans l’entourage du joueur, on assure pourtant qu’il est bien sur le retour. Pour les deux confrontations contre Toulouse ? Difficile de s’avancer vu le contexte. Toujours selon le quotidien, Pierre Sage l’espérerait, conscient aussi que ses espoirs ont souvent été déçus, et le match amical de samedi contre Rouen ne sera pas l’occasion pour lui de répéter ses gammes sur la pelouse de Bollaert.
Avec ou sans lui, des statistiques qui parlent d’elles-mêmes

L’absence de Samson Baidoo pèse de plus en plus lourd pour le RC Lens, alors qu’elle se cumule à celle de Jonathan Gradit. Si Ismaëlo Ganiou a su relever le défi de prendre la relève de « La perceuse », les forfaits de Samson Baidoo ont conduit Pierre Sage à introduire le jeune Kyllian Antonio, à son tour blessé (pied), puis Nidal Celik, 19 ans, qui paraissait très loin de l’équipe première au début de l’année. Le Bosnien a livré de bonnes prestations et de moins bonnes, mais c’est dans son ensemble que la défense du Racing, à force de perdre des hommes, apparaît plus fragile, surtout sur les gros matchs comme le derby perdu samedi. Deux chiffres qui parlent d’eux-mêmes, comme les rappelle L’Équipe : avec Baidoo, Lens a pris 2,39 points par match, ce qui permet à l’Autrichien d’être le seul joueur n’appartenant pas à l’effectif du PSG à apparaître dans le Top 10 du championnat à ce niveau (Lens passe à 1,6 point par match sans lui). Et défensivement, Lens passe de 0,77 but encaissé avec lui à 1,44 sans lui. En sachant qu’il lui faudra certainement du temps pour retrouver toutes ses sensations, et alors que les échéances deviennent de plus en plus importantes, à Lens, on espère naturellement que cette absence ne va pas s’éterniser beaucoup plus longtemps.
On prend deux fois plus de buts sans lui, rien que ça.
Oui, sa présence au centre de la défense manque beaucoup.
Outre les erreurs défensives, le fait d’être moins sereins derrière réduit aussi par rebond l’efficacité des milieux ou des pistons. Je n’incrimine pas les joueurs. C’est normal qu’une défense composée de deux défenseurs et un gardien qui découvrent le haut niveau cette saison aient encore à apprendre.
Et difficile aussi de reprocher à notre club que notre 6e défenseur, soit un joueur qui n’est pas sur la feuille de match s’il n’y a pas d’absents, ne soit pas une valeur sûre de ligue 1.
Le flou autour de Samson Baidoo commence à devenir un vrai sujet au RC Lens. Plus que son absence, c’est son retour sans cesse annoncé puis repoussé qui finit par plomber le staff lensois, au moment où la défense sang et or navigue déjà en plein bricolage.
Car les chiffres, eux, parlent presque brutalement pour lui. Avec Samson Baidoo sur le terrain, Lens tourne à 2,39 points par match. Sans lui, le rendement chute nettement, et l’équipe encaisse presque deux fois plus de buts. Ce n’est pas une impression, c’est une tendance lourde : le défenseur autrichien change l’équilibre de cette équipe.
À 22 ans, l’ancien joueur de Salzbourg s’est imposé comme un rouage majeur de l’animation défensive de Pierre Sage. Son impact ne se limite pas à ses duels ou à sa vitesse de couverture. Il rassure, il stabilise, il donne aussi un cadre à ceux qui l’entourent. Et quand il disparaît, tout le bloc recule d’un cran en certitudes.
Une absence qui s’étire bien au-delà du calendrier prévu
Officiellement touché aux ischio-jambiers, Baidoo traîne ce dossier depuis plus de deux mois. Son retour avait d’abord été envisagé pour début mars, puis repoussé à début avril. En interne comme autour du club, certains espéraient encore le revoir pour le derby à Lille. Il n’en a rien été. Et rien ne dit qu’il sera sur pied pour le double choc contre Toulouse.
Ce contretemps permanent commence forcément à agacer Pierre Sage, qui ne cache plus son désarroi. Après la gifle reçue à Pierre-Mauroy, l’entraîneur lensois a reconnu qu’il ne savait pas du tout quand son défenseur pourrait rejouer. Et pour lui, ce n’est plus un simple contretemps : c’est un vrai problème. Le coach donne l’impression d’en vouloir au staff médical qui n’aurait pas anticipé cette longue absence.
Pierre Sage paie aussi ce flou dans sa gestion défensive
Parce qu’en l’absence de Baidoo, le coach lensois a dû étirer ses solutions. Le choix de lancer Nidal Celik aux côtés d’Ismaëlo Ganiou et de Malang Sarr devait répondre à un besoin ponctuel. Il s’est transformé en solution contrainte dans la durée. Or le jeune Bosnien n’était pas programmé pour enchaîner à ce niveau, et le derby a encore souligné ses limites actuelles.
C’est sans doute là que le dossier Baidoo devient plus large qu’une simple blessure. Si le staff avait eu très tôt une visibilité claire sur la durée réelle de son indisponibilité, il aurait probablement ajusté différemment ses plans. À ce niveau-là, l’incertitude finit presque par coûter autant que l’absence elle-même.
Sur les réseaux, les fantasmes commencent à prendre trop de place
C’est aussi pour cela qu’un peu plus de clarté serait bienvenue. Nous espérons que Pierre Sage donnera rapidement davantage de détails sur la situation réelle de Samson Baidoo, car sur les réseaux sociaux, quelques discours complotistes commencent déjà à fleurir. Certains avancent que sa blessure serait avant tout “diplomatique”, le défenseur autrichien préparant déjà son transfert.
Soyons clairs : nous ne validons pas ce scénario. À ce stade, rien ne permet de l’étayer. Mais ce genre de rumeur prospère toujours sur le vide, surtout quand les délais s’allongent et que la communication reste minimale. D’où l’intérêt, pour Lens, de reprendre un peu la main sur le récit.
Le RC Lens a besoin de certitudes avant Toulouse
À l’approche du rendez-vous contre Toulouse en championnat, puis de la demi-finale de Coupe de France, le timing n’a rien d’anodin. Lens n’a pas seulement besoin de récupérer un défenseur. Il a besoin de savoir sur quoi il peut vraiment compter.
Et c’est peut-être là le fond du problème. le défenseur autrichien manque sportivement, bien sûr. Mais son absence prolongée finit aussi par installer une forme de brouillard autour de la défense lensoise. Dans un sprint final, ce n’est jamais très bon signe.
Apres sarr pouvait etre décaler au centre ,ganiou a droite et sans suspension matsuku à gauche.
Et quid d’Antonio? Meilleur que Celik
Teitur j’ai pas l’impression que matsuku soit l’affaire du siècle. On a senti sage agacé par le fait que le joueur reste dans son pays après la compétition surtout après son exclusion sans jouer.
Bass62,on l’avais pris piur le cote gauche et finalement ,il joue pas depuis son arrivée..erreur de casting. ..,?
J’avais dit après sa blessure que ça allait plus long que prévu voir même peut être la saison terminée.
On m’était tombé dessus grave.
Faut espérer que j’avais tord pour la fin de saison et qu’il revienne pour le prochain match.
C’est évident.