28 ans après un dernier essai infructueux, nous y sommes enfin : le RC Lens va pouvoir retenter sa chance en Coupe de France. Celle qui l’a toujours fui, malgré 3 finales et plus d’un siècle de vie commune. À l’occasion de ses 120 ans, le Racing semble même se voir proposer une véritable offrande : jamais il n’a semblé à ce point favori pour une finale. Mais il ne faut pas oublier que la Coupe de France est particulièrement capricieuse avec Lens, le seul club champion de France à ne l’avoir jamais remportée…

En finir avec les caprices de la Coupe de France

Alors oui, l’OGC Nice arbore un visage de victime toute désignée avec un barrage pour sa survie en Ligue 1 qui mobilise son attention. Mais le RC Lens, 2e de Ligue 1 au bout d’une saison historique, ne peut pas prendre le défi à la légère. Rater cette dernière marche devant un Stade de France qu’on imagine acquis à sa cause en laisserait plus d’un sur sa faim. À commencer par les joueurs. Et on pense ici à ceux qui ont guidé le club de la Ligue 2 jusqu’à la Ligue des champions. Les Florian Sotoca et Jonathan Gradit, qu’on n’oublie pas même quand ils jouent moins ou sont coincés à l’infirmerie, mais aussi tous les autres qui les ont rejoints au fil de l’aventure.

Ancrer une génération dans l’histoire

Ils incarnent une génération qui a marqué les mémoires avec ce record de 84 points en 2023. Mais les records sont faits pour être battus. Ils restent dans les souvenirs de ceux qui étaient là pour les vivre, mais ils s’effacent des livres d’histoire. Les titres, en revanche, restent à jamais gravés au palmarès. Pierre Sage le sait, il a très vite évoqué la nécessité de gagner des titres dans cette saison. Et cette génération a mérité, comme celle des Éric Sikora, Jean-Guy Wallemme et Guillaume Warmuz, d’avoir sa ligne sur celui-ci. Dans la catégorie Coupe de France, ils seraient alors à jamais les premiers, comme le veut l’expression consacrée empruntée aux Marseillais. Peut-être les premiers d’une liste qui ne fera ensuite que s’allonger. Car c’est ainsi qu’un club acquiert la culture de la gagne. À une époque où prendre 70 points en 34 journées ou 84 en 38 ne permet plus d’accéder au titre de champion à cause d’un Paris Saint-Germain aux moyens démesurés, cette finale de Coupe de France apparaît comme une opportunité pour le RC Lens de réitérer ce qu’il avait réalisé à la fin des années 90 avant de plonger en Ligue 2 puis de renaître : ne plus seulement être un club sympa, mais un club sympa qui gagne. Sang et Or, c’est votre moment !