Le mercato a déjà été très actif du côté du RC Lens. Cela a commence avec une vague de départs de joueurs en fin de contrat, comme Wesley Saïd, Malang Sarr et Adrien Thomasson.

Le Racing aurait-il û faire plus d’efforts pour les retenir ? Le club est resté fidèle à sa ligne de conduite, à savoir ne pas tomber dans les mêmes travers que lors de la qualification en Ligue des Champions de 2023. Dans les colonnes de L’Equipe, le président Joseph Oughourlian précise : « On n’était pas complètement rigides, on leur a offert plus, mais eux voulaient beaucoup plus (sourire). Dans le cas d’Adrien Thomasson, Rennes lui a proposé deux et demi fois plus. Le risque, c’est d’empiler des joueurs d’un certain âge avec des salaires assez élevés. On a vu où ça nous a menés en 2023 : vous augmentez de manière quasi automatique et puis l’année d’après, si vous ne jouez pas l’Europe, vous avez une inadéquation entre vos revenus et vos coûts. »

“On n’a pratiquement pas besoin de faire de ventes significatives, même si on en fera”

Le RC Lens, qui a passé l’objectif DNCG sans encombre, est resté prudent en se basant sur un parcours qui s’arrêterait à la fin de la phase de championnat de la Ligue des Champions et en tablant sur une 8e place en Ligue 1. Mais cela ne l’empêche pas d’être ambitieux sur le terrain, avec une masse salariale qui va tout de même fatalement augmenté avec l’Europe qui vient s’ajouter au calendrier : « Un peu, mais pas beaucoup, commente Joseph Oughourlian pour L’Equipe. On se fixe une masse salariale pour une saison où on ne finirait pas dans les places européennes. Si on fait la Ligue Europa, ça vaut quelque chose. Si on fait la Ligue des champions ou si on gagne la Coupe de France, idem. On a une série de primes, la part variable est extrêmement importante. On n’a pas de problème à payer les joueurs, ils le sont très grassement, mais en fonction de leur performance. Certains sont d’accord avec ça, d’autres moins. Mais on préfère les joueurs qui assument et disent : “Je suis un gagnant, un battant, je crois au projet.” (…) Avec la manne de la Ligue des champions, on est très à l’aise. On n’a pratiquement pas besoin de faire de ventes significatives, même si on en fera. En termes d’investissement, on a quasiment fini notre marché. Bien sûr, on est toujours en anticipation, car on sait qu’on peut perdre des joueurs en cas d’offres qu’on ne peut pas refuser. »