Ce soir, le Racing a l’opportunité de réaliser quelque chose de grand. De « réparer une anomalie », comme l’a souvent concédé Pierre Sage au moment d’évoquer cette Coupe de France toujours absente de l’armoire à trophées du Racing. Face à Nice au Stade de France, Lens a rendez-vous avec son histoire.
« Je mentirais si je ne disais pas qu’il y avait un peu de tension, un peu de stress, mais c’est positif, on y croit fort. Mais vraiment tendus quand même, lance Norman Noisette, habitué de Bollaert depuis plus de 30 ans et également intervenant dans l’émission Lens Foot.
L’ancien président de la Fédération Lens United encense la ferveur et l’engouement qui sont en train de se manifester, même en dehors de la ville de Lens. « On a 52 associations officielles reconnues par le club et je pense que sur les 52, il y en a les trois quarts qui sont hors du Nord-Pas-de-Calais ! On en a à Fréjus, à Annecy, à Lyon, à Paris, près de Toulouse, à Périgueux. Il y en a dans toute la France parce que les Nordistes s’expatrient beaucoup et emportent avec eux leur amour pour le club. La ferveur, l’amour, ils transmettent ça et il y a de grosses communautés dans toute la France qui sont supportrices du RC Lens. »
C’est toute une communauté qu’il faut maintenant récompenser d’un titre, avec cette Coupe de France qui lui tend désormais les bras. « Il ne faut pas faire le match avant, il ne faut pas se mettre la pression. Lens arrive avec un statut de favori, de vraies certitudes sur le niveau de l’équipe et sur le jeu. Si la tête est bien à l’endroit, je suis assez confiant pour ce match. Pierre Sage va faire du Pierre Sage, il l’a d’ailleurs dit sur l’entraînement de cette semaine. C’est une semaine comme les autres avec une mobilisation de tous les effectifs, même les remplaçants ou les non-convoqués. Et puis surtout, être fidèle à ce qu’on sait faire et qu’on sait bien faire depuis le début de saison. Jouer au football, aller de l’avant, ne pas calculer, être précis sur ses placements tactiques. Et je pense que Pierre Sage, je lui fais confiance pour être rigoureux là-dessus et pour inciter les joueurs à respecter les principes de jeu. »
« Je sais de quoi le groupe est capable »
Autre habitué de l’émission Lens Foot, Franck Queudrue a porté le maillot du Racing au début des années 2000 puis au début des années 2010. L’ancien défenseur s’identifie parfaitement à cette nouvelle génération.

« C’est une équipe qui a du cœur, c’est vrai, c’est l’ADN de Lens. Il faut avoir du cœur, il faut aimer le maillot, en fait. On a le droit de ne pas être bons, mais on n’a pas le droit de ne pas tout donner. C’est ce qu’attendent les supporters. Peu importe le résultat, si tu as donné 200 % sur le terrain, les supporters ne t’en voudront pas, ça c’est sûr. Je suis très confiant, je sais de quoi le groupe est capable. Moi, j’ai vu les deux derniers matchs, que ce soit contre le PSG (0-2), même si tu perds chez toi, je pense que tu as fait une grosse partie, tu n’as pas à rougir de cette défaite, parce qu’on a dominé l’ensemble de la partie. Et puis le match de Lyon (0-4), qui doit te rassurer : justement, on est capables d’être chirurgicaux aussi. Mettre 4-0 à Lyon, ce n’était pas donné, surtout qu’ils avaient quelque chose à jouer, ce n’est pas comme s’ils étaient tous en tongs et en vacances. »