Il n’a pas été titularisé lors des 2 premiers matches de la Norvège lors de cette Coupe du monde, mais il pourrait l’être ce vendredi soir à l’occasion du 3e match face à l’équipe de France, après avoir été passeur contre le Sénégal (3-2) : Patrick Berg aurait ainsi l’occasion de se montrer au public français après un rendez-vous manqué lors de son passage au RC Lens.

Les recrutements du RC Lens ont souvent été des réussites depuis la montée en Ligue 1 de 2020. Et si Patrick Berg ne s’est pas imposé, le Racing avait bel et bien vu juste. Mais le timing n’était pas le bon pour le milieu arrivé de Bodo/Glimt en janvier 2022 contre 4,5 millions d’euros. Sorti du cocon familial de Bodo pour la première fois, il a été bien intégré au groupe, mais difficile de se faire une place sur le terrain derrière la paire Seko Fofana-Cheick Doucouré, alors bien installée. L’été suivant et le départ de Cheick Doucouré aurait pu lui profiter, mais Salis Abdul Samed, arrivé de Clermont pour compléter le milieu, a été la belle surprise de l’été 2023 et le Norvégien a finalement dû se résoudre à repartir à Bodo/Glimt pour un tarif similaire à celui pour lequel il en était parti. Franck Haise, son entraîneur d’alors, avait insisté sur les qualités du joueur et son excellent état d’esprit, regrettant cette situation devenue inévitable. Un tel joueur devait pouvoir s’exprimer plus souvent, alors son départ a été validé.

A la hauteur sur la grande scène européenne

Patrick Berg est reparti en Norvège.

3 ans plus tard, le parcours des 2 anciens a peut-être de quoi laisser des regrets. Après une belle saison, Salis Abdul Samed s’est un peu perdu. Et si Lens a bien rebondi avec l’émergence de Neil El Aynaoui ou le duo Adrien Thomasson-Mamadou Sangaré, Patrick Berg a démontré depuis la Norvège qu’il aurait très probablement eu le niveau pour briller durablement à terme avec Lens. Capitaine, il a été le pilier d’une équipe de Bodo-Glimt brillante sur la scène européenne, avec une demi-finale de Ligue Europa et un 8e de finale de Ligue des Champions. Avec des performances parfois éclatantes de sa part dans l’entrejeu. S’il a pris place sur le banc au début du Mondial, il a aussi été un acteur régulier du parcours de qualification de la Norvège au milieu des Haaland, Sorloth et autre Odegaard, dans une sélection devenue redoutable.

Patrick Berg, sous contrat avec Bodo/Glimt jusqu’en 2028, aurait vu sa valeur doubler depuis son départ de Lens. Mais l’histoire ne dit pas encore s’il aura envie de retenter sa chance en dehors de Bodo/Glimt, où son grand-père et son père ont aussi brillé. Son nom a parfois été associé à l’Ajax, au Besiktas ou d’autres clubs européens, sans que cela n’aille plus loin. En a-t-il seulement l’envie ? En tout cas, il n’en veut pas à Lens, bien au contraire : « Je continue de suivre le RC Lens, j’ai toujours de bons amis là-bas.  Je leur souhaite tout le meilleur ! Leur récente victoire contre le Paris FC (0-5) était super. Alors que le PSG avait perdu contre Rennes, je m’étais dit : « Ok, ils peuvent reprendre la place de leader». Et ils l’ont fait. Bravo à eux, bien joué ! Je les suivrai jusqu’à la fin de ma vie », avait-il commenté en cours de saison au micro de Canal+ après un match européen. Comme quoi même sur quelques mois difficiles, le Racing a pu se frayer un chemin dans le cœur d’un joueur profondément ancré dans son club formateur.