Pendant sept jours, de nombreux Lensois et supporters du Racing Club de Lens se sont arrêtés pour observer l’avancée du chantier. Terminée ce lundi 13 juillet, la fresque de Bertrand Parse, qui a été réalisée sur le mur d’un ancien bar de la ville, place Jean-Jaurès, semble déjà avoir conquis les Lensois. En effet, depuis ce lundi matin, les supporters se succèdent pour immortaliser ce nouvel hommage au premier sacre du Racing Club de Lens en Coupe de France.

Pendant sept jours, de nombreux Lensois et supporters du Racing Club de Lens se sont arrêtés pour observer l’avancée du chantier. Terminée ce lundi 13 juillet, la fresque de Bertrand Parse, qui a été réalisée sur le mur d’un ancien bar de la ville, place Jean-Jaurès, semble déjà avoir conquis les Lensois. En effet, depuis ce lundi matin, les supporters se succèdent pour immortaliser ce nouvel hommage au premier sacre du Racing Club de Lens en Coupe de France.

Un engouement qui touche particulièrement Bertrand Parse : « Aujourd’hui, je termine une fresque qui ne m’appartient déjà plus. Les gens considèrent que la Coupe de France est à eux, et c’est une réalité. »

Pour l’artiste lensois, voir les habitants s’approprier cette œuvre est la plus belle des récompenses. « C’est moi qui ai peint, mais en réalité, j’ai simplement été l’outil final pour réaliser cette fresque. C’est pour ça qu’on peint dans la rue : on a toujours dit, nous les graffeurs, qu’on fait ça pour le peuple. C’est une belle démonstration. »

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Une fresque pensée pour les supporters du RC Lens

Plutôt habitué aux portraits, Bertrand Parse s’est lancé un défi inédit en reproduisant le célèbre trophée de la Coupe de France. Un exercice bien plus complexe qu’il ne l’imaginait. « Quand on m’a dit : “Tu vas faire la Coupe de France”, je me suis dit qu’une coupe, c’était juste un rond avec deux anses. Mais quand on regarde la vraie coupe, il y a énormément de détails. » 

Si la conception était complexe, l’objectif de Bertrand Parse était, lui, très simple : créer une œuvre immédiatement reconnaissable« J’ai voulu aller au plus direct. Je me suis dit que le principal, c’était qu’on voie la Coupe […] Pour le fond, j’ai choisi les couleurs sang et or en pensant aux supporters qui utilisent des fumigènes et des feux d’artifice […] Je veux que, lorsqu’on arrive au bout de la rue, on comprenne tout de suite ce que c’est, sans même avoir besoin de réfléchir. »

Un nouveau lieu de pèlerinage à Lens ?

Pour Bertrand Parse, cette fresque a vocation à devenir un véritable lieu de rendez-vous. Il imagine déjà les familles et les supporters s’y arrêter pour immortaliser leur passage à Lens. « Les jours de match, j’espère que les gens se prendront en photo en famille devant, ça fera un souvenir ! »

Au fil des jours, le graffeur a également mesuré l’attachement que suscite le Racing Club de Lens, bien au-delà de l’Artois : « Partout où je vais, il y a toujours quelqu’un qui connaît le RC Lens. Même au fin fond de la Namibie, si tu dis que tu viens de Lens, on te répond : “RC Lens”. C’est incroyable cette ferveur. »

À peine la dernière touche de peinture posée, Bertrand Parse avait déjà son pinceau tourné vers ses futurs projets. Dès ce week-end, il participera à la Journée des cultures urbaines organisée à Stella-Plage, avant d’enchaîner avec le Festival Street Art de Béthune, programmé du 23 au 26 juillet.

Avec Timothé Grandjacques pour HorizonActu.