Après la victoire 1-0 du RC Lens à Bollaert contre Auxerre lors de la 18e journée, le discours très fort de Pierre Sage, qui avait ressenti le besoin de secouer ses joueurs à la pause, a été mis en lumière dans le document « Jour de Lens » publié par le club.

Le technicien est revenu cette semaine sur la façon dont il concevait ses discours, que ce soit pendant ou en amont des matchs. Il explique : « Pour moi, c’est le fruit d’une interaction entre les besoins de l’équipe à ce moment-là, mais aussi ce que me renvoient les joueurs d’un point de vue non verbal. Parce qu’ils s’expriment très peu à ce moment-là, même si je les ai questionnés dans l’exemple que vous donnez. Et ensuite, au vu de l’interaction qui se passe, peut-être que ça monte un peu en intensité, je dirais. Alors vous m’avez peut-être découvert sous un visage que je n’ai jamais affiché ici (en conférence de presse), mais ça me semblait important de remettre de l’énergie dans une équipe et dans un groupe qui en manquaient significativement sur cette première mi-temps. »

« Je suis responsable des effets que l’équipe produit »

Une vraie part de spontanéité existe dans ces moments-là : « Ce n’est pas qu’on joue un rôle, c’est vraiment le cœur qui parle et ce qui guide mes idées, donc mon cerveau. Parce que l’équipe a besoin de quelque chose et je suis quelque part responsable des effets de ce qu’elle produit, cette équipe. Au vu de la nature des effets de la première mi-temps, il était important de secouer les choses. Cette causerie, elle peut paraître spectaculaire, pas dans le bon sens du terme, mais en tout cas elle attire l’attention de pas mal de personnes. Mais ce n’est qu’une partie de la causerie parce qu’il y a aussi des versants relatifs au jeu et relatifs notamment à la position de nos deux 10, qui n’ont pas été évoqués dans ce moment-là. Mais on ne dévoile pas tous nos secrets ! »

Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel