Le RC Lens va jouer dimanche à Dijon (21h, à suivre en direct sur Lensois.com, diffusé en direct sur BeIN Sports 1 et Canal+ Sport) pour une montée en Ligue 1. Il faudra impérativement marquer après un nul 1-1 concédé jeudi au barrage aller à Bollaert. L’entraîneur lensois Philippe Montanier fait le point.
Lensois.com : Philippe Montanier, comment abordez-vous ce dernier match de la saison avec un barrage retour à jouer à Dijon qui vous permettrait, en cas de réussite, de monter en Ligue 1 ?
C’est un moment important. J’ai connu les barrages il y a 30 ans avec Caen. Je n’étais pas titulaire mais je figurais dans le groupe. Cela avait été un long marathon aussi, par contre le retour se faisait chez l’équipe de Ligue 2. Quand ça se passe bien, c’est comme une Coupe de France. En championnat, il y a des montées qui se construisent, on a le temps de les voir venir. Nous, on ne s’attend à rien.

Est-ce que le fait de vous y rendre sur un nul 1-1 concédé à Bollaert change quelque chose dans la préparation par rapport à une victoire 1-0, comme celle qui se dessinait jusqu’à la 81′ ?
Non, ça ne change pas. C’est pour ça que j’ai dit à la fin du match que même si ce n’était pas le résultat espéré, il n’était pas mauvais pour autant. Car j’ai la conviction qu’il faudra que l’on ait de toute façon la volonté de marquer pour nous mettre à l’abri. Si vous espérez un 0-0, vous vous exposez à tout perdre sur un but encaissé à la 90′. Après Dijon n’est du coup pas obligé de marquer mais il y a plein de scenarii possibles.

« L’avantage de Dijon n’est pas non plus extrême »
Quels enseignements avez-vous retenu du match aller ?
Déjà, que nous pouvons faire plus que rivaliser avec Dijon. Nous avons réalisé un bon match. Nous avons eu quelques difficultés en voulant toujours presser haut et nous avons laissé quelques portes ouvertes. Maintenant chaque match a sa vérité. Ils ont un avantage avec ce score de 1-1 mais il n’est pas non plus extrême.

Le risque avec ce score est-il de trop vouloir partir la fleur au fusil ?
Non. Dans l’idéal, nous espérons obtenir la montée sur les 90 minutes du temps réglementaire. Mais s’il y a les prolongations ou les tirs au but, nous savons faire. A 0-0 à l’approche de la fin, ce n’est toujours pas un mauvais score s’il y a un petit but à la 90′ ! Il s’agit de jouer notre jeu en restant équilibrés. Nous n’avons même pas l’obligation de gagner.

Propos recueillis par Christophe Schaad