Très apprécié de Bollaert lors de son passage au RC Lens entre 2018 et janvier 2021, Aleksandar Radovanovic se retrouve sur le marché cet été. Il est en effet libre après une histoire qui s’est très mal terminée pour lui à Saragosse, dont le président lensois Joseph Oughourlian est actionnaire minoritaire à hauteur de 5%.
Après des expériences à Courtrai en Belgique et à Austin en MLS, le défenseur serbe, désormais âgé de 32 ans, joue depuis 2024 en Espagne. Passé par Alméria de janvier 2024 jusqu’à juin 2025, fréquentant la Liga pendant ses 6 premiers mois avant la relégation du club, il évoluait lors du dernier exercice à Saragosse, en 2e division. Il a participé à 23 rencontres de championnat dont 21 en tant que titulaire (7 jaunes et un rouge) sans parvenir à éviter la descente du club en 3e division après avoir terminé 22e et lanterne rouge… Saragosse n’était plus tombé en dessous de la 2e division, un niveau qui n’est que semi-professionnel en Espagne, depuis 80 ans.
« Je me suis laissé tomber moi-même, en tant que joueur »

Une relégation très mal vécue par Aleksandar Radovanovic, qui évoque un véritable sentiment « de honte » auprès du média el Periodico de Aragon. « Je suis responsable, je vais devoir vivre avec le fait d’avoir relégué un club historique dans ma conscience. C’est la saison la plus difficile et la plus traumatisante de ma carrière. Je me sens responsable envers tous les habitants de cette ville, car j’y ai vécu. Je ne suis pas sorti de mon appartement pendant un an car je ne pouvais regarder personne dans les yeux, je les savais tous déçus. Nous avons laissé tomber un grand club et je me suis laissé tomber moi-même, en tant que joueur » S’il avait signé jusqu’en 2027, Aleksandar Radovanovic a vu son contrat être automatiquement résilié en raison d’une clause automatique en cas de relégation. Le comble pour le joueur ? Son dernier match s’est terminé sur une sortie sur civière suite à une blessure à l’ischio et sous les sifflets : « Je voulais au moins finir debout, comme un homme, mais je me suis retrouvé sur une civière, sous les huées, avec un muscle déchiré. Est-ce que ça pourrait être pire ? Est-ce que ça pourrait être encore plus douloureux ? » Des mots qui ne surprendront pas ceux qui ont côtoyé Aleksandar Radovanovic à Lens, où il a laissé le souvenir d’un joueur très engagé et entier.