Cette semaine, le Racing Club de Lens a dévoilé des images de son staff visitant le Centre historique minier de Lewarde. Pierre Sage est revenu sur cette visite liée à l’histoire de notre région.
Cet été, le RC Lens a signé un partenariat avec le Centre historique minier de Lewarde. Depuis, les visites s’enchaînent : les jeunes, le centre de formation, la réserve ont effectué une visite. La semaine dernière, c’est Pierre Sage et son staff qui s’y sont rendus. «La communication a eu lieu cette semaine, mais on y est allé la semaine précédente. On y est allé juste avant notre match à Paris », explique le coach.
Ensuite, le technicien lensois a livré ses sentiments sur la visite : « Je vous avoue que ça a été un moment assez spécial pour moi, et j’imagine pour les autres personnes qui découvrent ça, parce qu’on se rend compte que les conditions de travail de ces personnes-là, à cette période-là, étaient insurmontables, je dirais, pour les petites gens d’aujourd’hui comme nous, qui luttons pour deux jours fériés, alors qu’en ce temps-là, ils ne se posaient pas la question. Ce n’est pas que je veux aller dans le sens inverse des gens qui luttent contre le retour au travail les jours fériés, mais simplement que, quand on met ça dans la balance et qu’on compare ça aux conditions de travail qu’avaient ces personnes-là, je pense qu’il y a encore un peu de chemin à parcourir avant de se dire que les conditions de travail sont difficiles. C’est un petit rappel à la vie et au travail. »
Des membres du staff touchés
Un moment spécial pour Pierre Sage, puisqu’ils étaient accompagnés de personnes ayant de la famille dans la région. « Ce qui était d’autant plus difficile, je dirais, pour moi lors de cette visite, c’est qu’avec nous, il y avait des personnes qui ont de la famille dans le coin et qui nous ont exposé un peu ce que ça avait engendré pour eux dans leur jeunesse, certaines habitudes qu’ils avaient. Comment ils traitaient ça, comment ils transformaient ce charbon-là en énergie. Certains membres du staff ont aussi perdu des proches dans des accidents de travail liés aux mines. Donc c’est vrai que ça nous renvoie à beaucoup de choses et ça donne exactement le sens que je n’avais pas saisi jusqu’à maintenant sur l’importance, effectivement, de ce phénomène social ici et l’impact que ça a sur les gens d’aujourd’hui. »
Pour rappel, Henri Neveu, directeur de la marque RC Lens, rappelait d’ailleurs que ce type de démarche devait s’inscrire dans un véritable processus d’intégration pour les nouveaux arrivants au club : « Quand je suis arrivé au club, dès la première semaine, c’était important que j’aille à Lewarde, parce qu’il faut le voir pour comprendre ce qu’on nous raconte. Dès l’école de foot, c’est important. Ne serait-ce que quand on leur parle de derby, de la différence entre Lens et Lille, ça peut rester abstrait, mais une fois que tu vas à Lewarde, tu comprends mieux. (ndlr : l’inauguration du salon le jour du derby relève plus du clin d’œil du destin que de la volonté initiale du club). Ça fait partie du processus d’intégration d’aller à Lewarde. Dire qu’on est un club identitaire, c’est bien, mais il faut aussi mettre en place des choses pour transformer ça en acte. »
Si le message transmis par Lewarde, c’est qu’il faut fermer sa gueule aujourd’hui parce que c’était plus dur avant, ils oublient de préciser que les mineurs, à Carmaux du temps de Jean Jaurès, et au moins depuis la catastrophe de Courrières dans le bassin minier lensois, ont été à la pointe des luttes pour réduire le temps de travail, pour augmenter les salaires, pour de manière générale améliorer les conditions de vie que leur imposaient des gens comme Félix Bollaert…
Si ça te plait de comprendre ça manning.
Il a juste raison. Les gens ne mesurent pas le chemin accompli. Il faut relativiser.
Pas s écraser. Juste relativiser..
A Manning : il ne dit pas le contraire, simplement qu’entre 2 jours fériés en moins et les conditions auxquelles eux faisaient face, y a un monde phénoménal et que ça fait du bien de pouvoir relativiser les difficultés du moment. Et il dit bien aussi qu’il n’est pas opposé à ceux qui se plaignent de 2 jours fériés en moins. Il est bon de rappeler aussi que Pierre Sage n’a pas toujours vécu dans le monde du football professionnel et qu’il connait donc bien les problématiques du monde “normal”.
Merci pour la leçon d’histoire mais tel n’était pas le sujet… Le travail à l’époque ; même s’il était très éprouvant était une valeur respectée à l’époque par ceux qui subissaient ces conditions et revendiquaient des acquis sociaux. On pourrait juste noter qu’actuellement on réclame beaucoup de droits comparativement au travail qui est fourni