Les supporters du RC Lens ne garderont décidément pas le meilleur des souvenirs de l’organisation de leurs déplacements à Paris cette saison. Après leur voyage houleux au Parc des Princes en septembre dernier pour le match face au PSG, ce sont cette fois seulement 200 places qui leur sont attribuées dans le parcage visiteurs du stade Jean-Bouin, situé juste à côté du Parc des Princes pour le rendez-vous de samedi sur le terrain du Paris FC. La préfecture de police de Paris invoque principalement les incidents justement survenus en septembre et un passif avec les supporters du PSG.
Des associations de supporters comme le KSO, les North Devils ou encore Lens Capitale ont déjà annoncé qu’elles allaient boycotter ce rendez-vous, se refusant à jouer le jeu d’une telle limitation et du tri parmi les adhérents des groupes. Un crève-cœur d’autant plus grand pour Lens Capitale, basée à Paris et qui jouait donc « à domicile ».
Le souvenir douloureux du match face au PSG

Les Tigers avaient pourtant écrit un courrier à la préfecture de police de Paris qui avait pleinement assumé le dispositif en place en septembre, dans l’espoir que ce déplacement puisse se faire dans des conditions moins restrictives et anxiogènes qu’au Parc des Princes. En septembre dernier, le groupe avait dénoncé un encadrement extrêmement strict, allant jusqu’à l’interdiction d’aller aux toilettes tant que le long processus de fouilles n’était pas terminé. Avec en point d’orgue, l’intervention de la Brav-M, unité de police chargée du maintien de l’ordre, est intervenue en renfort. Plusieurs personnes ont été blessées, une bonne partie du parcage prévu n’était pas entrée dans le stade, avant qu’il ne se vide de plus en plus par solidarité.
Le RC Lens avait lui-même pointé du doigt à l’époque un manque de clarté du dispositif et réclamé le respect dû à ses supporters concernant l’organisation de leurs voyages.
C’est du n’importe quoi, interdire les supporters lensois… Tout s’est bien passsé à Sochaux, Troyes et Marseille… On voit bien que le problème n’est pas les lensois mais les parisiens… Alors réfléchissons par la suite à savoir interdire les supporters parisiens…
Il y a quelques années en barrage, à Charlety, nous etions 8000 et il n’y a eu aucun problèmes. Le problème c’est les prefets qui ne veulent pas faire le boulot qui leur incombe.
Tintas : et c’est quoi le boulot des préfets dans ce cas-là, c’est de mobilier la moitié de leurs effectifs de police et de gendarmerie pour laisser les citoyens lambda à poil en cas de vol et dégradations, pour surveiller dans matchs de foot ?