Le match de la 3e journée d’Arkema Première Ligue de ce samedi à Blin contre Nantes sera un peu particulier pour Naomie Vagre. L’attaquante lensoise est arrivée cet été au RC Lens en provenance du FCN.
Depuis le début de son parcours, la joueuse de 24 ans native de Clichy, a beaucoup bougé, elle qui se savait depuis toute petite destinée à jouer au foot : « J’ai 5 grands frères et mon père est fan de foot. Mon avenir était tout tracé avant même que je sorte du ventre de ma mère ! Petite, j’avais une dînette, on me l’a cassée et, avec, on a fait des épées ainsi que des cages de foot ! » Elle a su faire son trou dans l’univers parisien, où l’on joue au football un peu partout et où, chez les filles aussi, le vivier est énorme : « Je suis originaire de la région parisienne, il y a énormément de bonnes joueuses. On le sait, il y a énormément de talent là-bas, on joue beaucoup dans les city-stades. » Ce n’est pourtant qu’à 14 ans qu’elle a intégré son premier club, le Paris FC, avant de rejoindre le centre de formation du PSG, même si cela a pu faire tiquer son père, « fan de l’OM », comme elle le raconte le sourire aux lèvres : « Au PSG, j’ai beaucoup appris au contact des autres joueuses. Quand vous rentrez au centre de formation du PSG, il y a évidemment de nombreuses joueuses de qualité. La concurrence est forte. »
« Sarah M’Barek, une personne que je respecte beaucoup »

Pour percer, elle a su s’expatrier, surfant sur son amour du voyage, direction l’Espagne à 19 ans et le CD Pozoalbense : « C’était une aventure pour moi, j’adore voyager, j’ai découvert autre chose, une autre langue. » Devenue internationale française U20, elle a ensuite rejoint Le Mans, devenant meilleure buteuse 2022-2023 de Seconde Ligue avec 12 buts (dont un triplé contre Lens). Nantes finira par taper à sa porte : « J’y jouais la saison dernière et ça me fait plaisir de revoir mes anciennes coéquipières, j’ai hâte de jouer ce match », lance celle qui n’a pas été difficile à convaincre de rejoindre le RC Lens l’été dernier : « Avec Sarah (M’Barek), on a toujours été en contact. C’est une personne que je respecte beaucoup. Quand elle m’a expliqué le projet, j’ai apprécié. Et quand l’opportunité s’est présentée après Nantes, j’ai sauté sur l’occasion ! »
Propos recueillis par Eloïse De Mester et Christophe Schaad, à la Gaillette-Gervais Martel