Après une carrière de joueur au poste d’attaquant, Dino Toppmöller a logiquement embrassé celle d’entraîneur. D’abord adjoint, c’est depuis 2023 qu’il a endossé le costume de coach principal.

Dino Toppmöller a terminé sa carrière de joueur avec la double casquette de joueur-entraîneur. C’est ainsi qu’il s’est logiquement tourné vers le coaching. Tout d’abord, il a été directeur de l’école de football puis manager du F91 Dudelange. Ensuite, il a pris les rênes du RE Virton. Au cours de la saison 2020-2021, il devient l’adjoint de Julian Nagelsmann sur le banc du RB Leipzig. La saison suivante, il le suit sur le banc du Bayern Munich, de juillet 2021 à avril 2023. À l’été 2023, le natif de Wadern, en Allemagne, prend son envol en devenant entraîneur principal de l’Eintracht Francfort.

Un football tourné vers l’avant

Dino Toppmöller et le football, c’est une histoire d’amour et de famille puisque son père, Klaus Toppmöller, a également été joueur puis entraîneur. D’ailleurs, le nouvel entraîneur du RC Lens ne cache pas l’influence de son paternel : « Mon père m’a beaucoup influencé dans sa vision du jeu. C’était un football très offensif, sans peur de personne. Quand on regarde son parcours et les matchs qu’il a dirigés, cela m’inspire. Moi aussi, je veux jouer mon football. Parfois, l’adversaire sera peut-être plus fort et il faudra souffrir sur le terrain. Mais, à la base, je veux mettre en place une idée de jeu tournée vers le ballon, et pas uniquement vers la défense. »

Cependant, lorsqu’on lui demande quels entraîneurs ont pu l’influencer, le technicien de 45 ans cite José Mourinho. « Sa manière de travailler, la façon dont il a réussi à faire défendre Samuel Eto’o comme piston lors de matches de Barcelone… J’ai beaucoup de respect pour lui », commente l’intéressé. Mais au-delà de cet aspect, il souligne surtout la relation particulière que l’entraîneur portugais entretient avec ses joueurs. « On a toujours le sentiment qu’il entretient une relation forte avec son équipe. Et lorsqu’il faut être dur, il sait aussi l’être. Au final, je recherche ce sentiment : être vraiment une équipe, travailler ensemble et accomplir de belles choses ensemble. »

Propos recueillis par Clément Courtois à la Gaillette-Gervais Martel.