Voilà, c’est déjà fini. Un an après son arrivée, Pierre Sage s’en va se frotter au football anglais. Il laisse derrière lui une seule et unique saison d’exception en Sang et Or, avec une 2e place derrière l’ogre parisien et une victoire en Coupe de France, la première de l’histoire du club. En un an, il aura marqué l’histoire du club.
Outre l’envie de se frotter au football anglais et un salaire bien plus important, la crainte de ne pas pouvoir faire mieux aurait pesé dans la balance. Pas forcément convaincant. On se dit que Daniel Leclercq, le seul autre entraîneur à avoir gagné quelque chose sur le banc de Lens, n’a heureusement pas pris la même décision après avoir décroché le titre de champion de France pour sa première année sur le banc. Histoire de nous laisser aussi le souvenir d’un deuxième trophée un an plus tard, malgré la perte de sa colonne vertébrale (Wallemme-Ziani-Drobnjak), ou encore d’une victoire grandiose à Wembley. Il y avait encore des choses à aller chercher, comme un premier huitième de finale de Ligue des champions pour le Racing. Tant pis, le RC Lens essaiera sans lui.
La paradoxale instabilité du banc de touche lensois

De Pierre Sage au RC Lens, il restera évidemment un formidable parcours et une Coupe de France gravée à jamais. Mais aussi cette impression de ne pas être allé au bout de l’histoire, nous laissant en plan sur des pages griffonnées, écornées par une communication assez maladroite que beaucoup finiront sûrement par pardonner avec le temps, si ce n’est pas déjà le cas. Mais comment ne pas comprendre l’agacement des supporters qui l’ont vu faire le tour des télévisions dès les premiers jours ayant suivi la finale, évoquant sa volonté de rester à Lens tout en laissant sans cesse la porte ouverte à un départ ?
Ce départ du banc de touche est quand même le troisième en trois ans pour le RC Lens, après Franck Haise en 2024 et Will Still en 2025. De quoi créer une impression d’instabilité pour le moins paradoxale, alors que le Racing n’a viré aucun entraîneur depuis plus de six ans et l’éviction de Philippe Montanier en février 2020. Mais la suite du feuilleton l’a démontré, le club Sang et Or a de la ressource et sait rebondir. Les prochains mois s’annoncent excitants avec l’arrivée sur le banc de son remplaçant, qui sera l’Allemand Dino Toppmüller. Place à la suite !
Et voilà l’éternelle ritournelle bla bla bla je vous oublierai pas vous êtes dans mon coeur etc . Et surtout ne pas oublié de dire que grâce au RCL son statut d’entraineur a évolué car vu ce qui s’est passé avec son expérience à Lyon. Enfin espérons qu’il ne se brulera pas les ailes comme beaucoup de joueurs qui ont crus que l’herbe était plus verte ailleurs . Maintenant place à la nouvelle saison qui je pense sera pleines de surprises.
Qu’il parte n’est pas le problème. Le problème est d’avoir menti en certifiant qu’il resterait. Il s’est discrédité même aux yeux des supporters lyonnais. Il nous doit autant que nous lui devons donc on est quitte, mais restera toujours le mensonge et le fait de nous avoir fait passer pour des cons.
Je dirais même plus car sans le RCL il serait toujours dans l’anonymat car avant cette saison il n’était pas convoité par aucun club à part LENS.
Oui, il a bénéficié d’un super recrutement de la direction, je comprends maintenant que Lyon l’a remercié , sa communication n’est pas à la valeur de sa compétence….
Les anciens comme moi ont connu Robert Herbin à Saint Etienne Coco Suaudeau à Nantes ou Arnold Sowinski à Lens… Des coachs qui aimaient leur club et leurs joueurs et supporters et qui restaient beaucoup plus d’une saison… Mais ça c’était avant, avant que le fric prenne le dessus sur le sportif
Personnellement, je trouve ça assez drôle de partir au bout d’un an sous prétexte qu’on a atteint le sommet, alors qu’il restait encore deux ans de contrat. C’est un peu comme un mari qui annonce : « Chérie, j’ai passé une année formidable avec toi, c’était le bonheur absolu… du coup je te quitte ! »
En général, quand tout se passe bien, on essaie plutôt de faire durer l’histoire. Là, j’ai l’impression qu’on nous explique que parce que l’aventure était belle, il fallait justement y mettre fin. C’est un concept qui me dépasse un peu !