Le RC Lens vit des moments difficiles en interne. Confronté à des problèmes économiques, le club a notamment lancé un plan de sauvegarde de l’emploi.

Parmi les premières victimes de ces difficultés, Hervé Arsène a été licencié cet été. Champion de France 1998, ancien directeur du centre de formation et ex-responsable de la préformation, le Malgache vit très mal cette situation : « On me l’a annoncé en août, ce qui n’est pas la meilleure période pour retrouver un club. Depuis, j’ai coulé, vraiment sombré. Les regards extérieurs sont durs à supporter. Les gens me parlent surtout de l’aspect financier. Mais il y a cette maladie invisible dont on ne parle pas, l’impact psychique d’une telle nouvelle. Je n’arrive plus à dormir. Je me repasse sans cesse le film. Au début, je prenais ma voiture et je partais seul pour m’aérer l’esprit et essayer de penser à ce que j’avais pu faire de mal pour être licencié. J’ai même eu un accident de la route, car j’avais l’esprit ailleurs alors que j’étais au volant. Heureusement, il n’y avait personne en face. Depuis trente ans, ma vie était au club. J’étais de 7 h 30 à 21 h à la Gaillette, même les jours fériés. Quand tu as toujours mouillé le maillot et que, du jour au lendemain, on te dit : « C’est bon, tu peux partir », c’est dur. »

(Source : La Voix des Sports)