Réuni ce mercredi matin, le conseil d’administration de la LFP a adopté à l’unanimité une résolution rejetant en l’état la proposition de loi sur l’organisation, la gestion et le financement du sport professionnel.
Un texte qui prévoit notamment une profonde refonte de la gouvernance du football français, réclamé d’ailleurs par le président du RC Lens Joseph Oughourlian. Parmi les mesures envisagées : la disparition de la LFP au profit d’une société de clubs ainsi qu’un renforcement des prérogatives de la Fédération française de football.
L’Assemblée Générale de la LFP appelle à une révision en profondeur du texte
Dans un communiqué publié mercredi après-midi, la Ligue évoque « plusieurs points de préoccupation majeurs » et réclame la suppression de certains amendements adoptés récemment en commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Selon elle, ces dispositions ne répondent « ni aux objectifs d’une meilleure gouvernance, ni aux enjeux économiques de la filière ». La LFP pointe du doigt une fragilisation du « modèle économique des droits audiovisuels », « une absence de réponse à la menace du piratage IPTV », « un impact direct sur les clubs via les paris sportifs », mais aussi « un affaiblissement de la gouvernance du football professionnel » et « une complexification accrue de la gouvernance ».
Adoptée par le Sénat en juin 2025, la proposition de loi poursuit actuellement son parcours législatif à l’Assemblée nationale. C’est lors de son examen en commission que plusieurs amendements contestés par le football professionnel ont été intégrés au texte. La LFP demande une réécriture en profondeur de la réforme et assure vouloir participer à l’élaboration d’un dispositif qu’elle juge plus adapté aux réalités du secteur.
IL est évident que ce projet de loi doit être voté .Il doit être réformateur et coercitif pour permettre au foot français de sortir de l’impasse mortifère impossée par le duo très très malfaisant , c’est un euphémisme, khaleffi-Labrune. Sinon le foot français va à sa perte .
En même temps l’AG de la LFP n’a pas la main. Elle peut avoir un avis contraire, rejetter, s’indigner… Si la loi est votée à l’assembée elle s’appliquera.
Quand on voit l’argument massue du risque de “fragilisation du « modèle économique des droits audiovisuels »”, c’est à mourrir de rire. La LFP a réussi à plomber ces droits TV qui tendent aujourd’hui vers 0 pour tous les clubs. On ne voit pas trop ce qu’il reste à fragiliser.
Une république bananière…
Ce qui aurait été inquiétant, c’est que la LFP soit pour.
La République joue son rôle pour mettre un terme au fonctionnement mafieux de la LFP