Un arbitre de Ligue 1 va comparaître devant le tribunal de Nîmes avant la reprise du championnat. L’homme est accusé de violences volontaires sur une ancienne compagne.
C’est L’Équipe qui révèle cette affaire. Un arbitre central qui officie en Ligue 1, dont l’identité n’a pas été révélée, devra comparaître le 7 août prochain devant le tribunal de Nîmes. Des faits de violences présumées, qui se seraient déroulés en mars et en mai 2026, seront examinés. La victime, qui a déposé plainte, s’est vu prescrire trois jours d’ITT.
L’accusé conteste les faits. De son côté, la Fédération française de football indique ne disposer d’aucune information concernant ce dossier tout en assurant que «le moment venu, si des éléments officiels sont portés à sa connaissance, la FFF adaptera la réponse qu’elle jugera la plus appropriée, dans le respect de son exigence constante d’exemplarité».
On veut des noms!!!
Frapart a frappé
Son nom a déjà largement fuité dans les médias. Vu la gravité des faits, étant donnée qu’il s’agit d’un métier à valeur morale, il devrait être mis à pied le temps de son procès. D’autant qu’il peut ensuite faire appel. Cela peut donc durer longtemps, très longtemps. Présomption d’innocence, d’accord, mais détermination et recherche de sérénité et surtout, devoir d’exemplarité, devraient conduire la FFF à le mettre à pied à titre conservatoire afin de le protéger et de montrer qu’elle prend ces sujets là très à cœur. C’est bien beau de participer à des campagnes contre les violences faites aux femmes (ou à toute personne) si quand vous êtes au centre du sujet, de se cacher derrière la Justice et derrière la présomption d’innocence.
Je n’ose imaginer, s’il fait un éventuel appel, voir un arbitre officier en L1 ou en L2, peu importe, avec un tel chef d’inculpation. Sur les pelouses de L1 ou de L2, il vivra un enfer et chaque décision contestable pourrait lui nuire bien plus qu’en temps normal. Et puis, imaginerait-on un professeur accusé de violence sur sa femme, continuer d’exercer au quotidien son métier même s’il fait appel, même s’il va en cassation (temps : 2 à 3 ans ?) ?
La présomption d’innocence ne peut s’effacer face au devoir moral de précaution. Enfin, rappelons que la Fédération francaise de football a le statut d’association loi de 1901, reconnue d’utilité publique, c’est donc un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public. Elle est rattachée au Ministère des Sports. La FFF doit rendre des comptes publics, plus qu’une simple entreprise privée. C’est une épine qu’elle a dans le pied, mais elle va devoir la gérer malgré elle, et bien là gérer.