Il y a 22 ans jour pour jour, le 9 décembre 1998, le RC Lens jouait l’un des matches les plus importants de son histoire sur la scène européenne. Une fête malheureusement gâchée par une défaite 3-1 à Bollaert contre le Dynamo Kiev.
A l’époque, il faut finir premier de sa poule ou parmi les 2 meilleurs 2es pour accéder non pas aux 8es de finale, mais aux quarts. Alors qu’il reste sur une victoire 1-0 à Wembley contre Arsenal, le RC Lens doit faire match nul 0-0 à domicile contre le Dynamo Kiev pour sortir de la poule et aller en quart de finale. En effet, les 2 clubs sont à 8 points et le Dynamo dispose d’une meilleure différence de buts, mais en cas d’égalité c’est le score entre les 2 équipes qui prévaut et le Racing a obtenu un nul 1-1 en Ukraine lors de la phase aller de la poule. Seulement les Lensois reçoivent sans Tony Vairelles en attaque, suspendu suite à la simulation de Lee Dixon pour laquelle il a été expulsé à Wembley. Les choses se gâtent très vite encore plus devant un Bollaert plein après l’expulsion du défenseur Frédéric Déhu au bout de 6 minutes pour une faute sur Andreï Chevchenko. Face à la redoutable formation ukrainienne, qui atteindra les demi-finales en éliminant le Real Madrid en quart de finale, le Racing tiendra tout de même une mi-temps à 10 contre 11. Kakha Kaladze (60’) et Vladislav Vashchuk (76’) finiront par faire craquer la défense lensoise. Vladimir Smicer réduira le score d’un superbe coup franc (77’) mais Andreï Chevchenko alourdira le score en fin de partie (85’), réduisant à néant les maigres espoirs lensois. Le RC Lens ne pouvait pas se contenter d’une 2e place dans son groupe. Les meilleurs 2es qualifiés étant le Real Madrid et Manchester United. Galatasaray et le Benfica Lisbonne étaient aussi devant au classement des meilleurs 2es.
La composition du RC Lens :
Warmuz – Méride (Brunel, 81’), Déhu (cap.), Magnier, Lachor – Smicer, Debève, Nyarko, Dalmat (Moreira, 88’) – Nouma, Eloi (Foé, 64’).