« Emmenez-nous en finale ! » La Marek a fait passer un message dès le coup de sifflet final de ce premier RC Lens – Toulouse (3-2). En venant une première fois à Bollaert en championnat, Toulouse avait l’occasion de semer le doute dans la tête des Lensois, faute de pouvoir espérer mieux dans cette fin de saison en Ligue 1. À l’arrivée, les hommes de Martinez-Novell sont rentrés à Toulouse avec une remontada dans les valises et des doutes plein la tête avant la demi-finale de Coupe de France, mardi.

« C’est un vrai avantage psychologique, concédait Pierre Sage après la rencontre. On aura l’avantage de jouer à domicile. On a aussi celui de ne pas voyager deux fois comme eux le font. Et malgré tout, ça ne fait pas gagner les matchs ! » Son homologue toulousain, lui, a simplement rappelé : « La Coupe de France, c’est un autre chemin. Ce n’était pas facile d’aller à Marseille (Toulouse a également joué deux fois l’OM, en L1 puis en Coupe). Ici, mardi, ce sera également compliqué. »

« Si j’avais été à leur place, ça m’aurait mis un coup »

Et pour Malang Sarr, déjà très en vue vendredi soir, il sera désormais question de confirmer mardi. « Forcément, il y a un avantage. Parce qu’ils ont joué à dix tout le match, ils ont concédé un but dans les dernières minutes. Ils ont travaillé dur pour ne pas perdre ce match-là et, au final, ils le perdent. Je pense que, si j’avais été à leur place, psychologiquement, ça m’aurait mis un coup. »

Mais Adrien Thomasson tient aussi à rester prudent : « Forcément, quand tu gagnes un match avec ce type de scénario, ça peut compter. Après, non, parce qu’on sera 11 contre 11 au début du match mardi et on sait très bien que c’est une équipe qui pose des difficultés à ses adversaires. On l’a vu en début de match. Il faudra être concentré, parce qu’on aura à cœur d’emmener tout ce public, tout ce beau monde, au Stade de France. »

Propos recueillis par Eloïse De Mester et Clément Courtois à Bollaert-Delelis.