De retour dans le 11 de départ, le capitaine Florian Sotoca a retrouvé le chemin des filets ce samedi contre Le Havre. Hélas, cela n’a pas suffi pour battre l’avant-dernier du championnat.

« C’est un coup de massue », lance dans un premier Florian Sotoca suivi d’un long soupir. Face au Havre, le Racing a mené par deux fois (2-0, puis 3-2) et a été victime d’une équipe normande ultra-réaliste. « Quand vous avez un scénario comme ça contre vous, surtout à la maison, ça fait mal. On démarre bien le match. On mène rapidement 2-0 et sur leurs deux premiers tirs, ils marquent deux fois. Lorsque tu es dans une mauvaise période, tout est contre toi. Et c’est ce qui s’est passé ce soir. »

Ainsi, à la pause, les deux équipes étaient à 2-2. « Malgré cela, je trouve qu’on a bien entamé la deuxième période. On a la chance de marquer le troisième but, mais quand on prend quatre buts à la maison, on ne mérite pas de gagner le match », poursuit le numéro 7. A la fin du second acte, le match peut basculer d’un côté. « On peut prendre l’avantage à 3-3 avec la tête de Jo’ (Ndlr. Jonathan Gradit) qui prend le poteau. Et derrière, il y a le pénalty », commente l’attaquant avant de conclure : « C’est le scénario catastrophe ».

Un état d’esprit retrouvé

Malgré cette quatrième défaite consécutive, Florian Sotoca veut retenir le positif et notamment des attitudes totalement différentes que lors des trois dernières sorties. « Je retiens l’état d’esprit des mecs. J’ai vu personne tricher. On a produit du jeu. On s’est donné par rapport aux derniers matchs. Il n’y a rien à dire sur ce point. C’est une période très difficile pour nous », explique-t-il.

Un comportement différent lors de ce match contre Le Havre qui a fait suite à une semaine de travail et de discussions. « On s’est parlé. La réaction du groupe a été présente tout le match. Mais quand on est dans une mauvaise période… Je trouve que ce résultat là fait très mal. On doit encore faire mieux parce qu’on gagne, on ne prend pas de point. Il faut travailler encore et encore. Quand on est dans une période difficile, c’est bien de se parler, de se dire les choses. On a bien réagit, mais quand tu prends quatre buts à la maison. C’est difficile à expliquer », ajoute l’attaquant avant de finir : « Le coach nous a réunis pour dire qu’il était fier parce que dans l’état d’esprit, personne n’a triché. Tout le monde se dépouille pour ce club. A nous de ne pas lâcher et de relever la tête. »